Vous voir sur Gulli, c’est plutôt inattendu…
Norbert Tarayre : À l’inverse de beaucoup de confrères, je préfère aller là où l’on ne m’attend pas. Gulli, j’adore. Je connaissais surtout pour Joan (Faggianelli, animateur de Gu’Live, ndlr) et ses conseils en bricolage. À cause de lui, c’est un « bordel monstre » à la maison, les enfants mettent de la colle partout et piquent toujours les ciseaux ! (Rires)
Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans Le Meilleur Pâtissier ?
J’ai toujours été subjugué de voir que l’on pouvait faire des gâteaux, réalisés par des professionnels ou bien des amateurs, en un temps record. C’est un exploit car, comme le pain, la pâtisserie nécessite beaucoup d’étapes et de temps de repos. Et puis, quelle joie de se retrouver sous la tente du Meilleur Pâtissier !
Comment se passe l’animation avec Mercotte ?
Je l’avais croisée il y a très longtemps, en sortant de Top Chef. Je la trouvais déjà géniale. Quelqu’un de très posé, qui va à l’essentiel. En deux mots, elle est mon opposée. Il n’y a pas de « cannibalisme » entre nous. Mercotte, c’est la pâtisserie, moi, je suis le couteau suisse, car on touche à tout en restauration. Elle approfondit davantage le gâteau, la technique, moi, j’apporte un peu de bonhomie en parlant du candidat, de ce qui se passe autour du gâteau. Et ça marche !
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Le Norbert cash, voire trash, que l’on connaît habituellement, va-t-il s’autocensurer par rapport au public familial de Gulli ?
Même si je me lâche toujours en off, j’ai bientôt 40 ans. Je ne me vois donc plus dire, dans une émission : « T’as les escalopes qui claquent. » Question de maturité. En réalité, le fait d’être redevenu papa, en juin dernier, m’a également fait évoluer.
Justement, comment vivez-vous cette nouvelle paternité ?
Comme c’est un garçon, cela change pas mal de choses. Quand je vois mes trois filles, nées d’une première union, et ma femme en admiration totale devant ce petit bonhomme, je me dis que je ne suis plus le boss. Il est d’ailleurs déjà en cuisine. Tous les matins, je me fais des oeufs au plat. Dès qu’il me voit derrière le plan de travail, il veut participer ! Si bien qu’il a eu sa première altercation avec le chaud. Je l’avais pourtant prévenu de ne pas toucher à la poêle…
À force de faire des émissions à la télévision, vous sentez-vous encore cuisinier ?
Au début, faire de la télé était très mal perçu dans notre corporation. Mais, aujourd’hui, c’est monnaie courante. La télévision, les réseaux sociaux, c’est la vitrine. Sans parler de télé, dès que tu as du renom, tu fais du consulting, tu vas à l’étranger, où l’on te sollicite pour ton savoir-faire. Alain Ducasse a cette phrase : « Il y a le savoir-faire, le faire savoir et le faire faire. » La télé constitue aussi un bon moyen d’enseigner la cuisine.
On vous retrouvera d’ailleurs très bientôt sur M6 pour La Meilleure Boulangerie de France…
En fait, j’aime être un peu partout. J’ai tellement peur de la routine !
Le meilleur Pâtissier – Chefs & célébrités : mercredi 5 janvier à 21h05 sur Gulli
Interview Frédéric Lohézic