Après une première participation en 2021, comment avez-vous abordé cette nouvelle édition de Ninja Warrior ?
Antoine : On est arrivé encore plus entraîné, et très confiant grâce à l’expérience de la précédente saison où Clément a décroché une super deuxième place derrière Jean Tezenas du Montcel. De mon côté j’avais tout de même un peu de frustration d’avoir été disqualifié l’année dernière, j’étais incertain quant à mes capacités.
Comment vous êtes-vous préparés physiquement à cette 6e édition ?
Clément : De manière très spécifique pour chaque obstacle avec beaucoup de cardio. On s’est entraîné dans des salles spéciales pour affronter le Méga Mur, ou encore sur une corde de 25 mètres accrochée à un arbre pour se préparer à La tour des héros…
Antoine : Pour le saut à l’élastique on a carrément fabriqué de notre côté le même obstacle, car on se disait que ce type de défi allait forcément revenir.
Et c’est Jean Tezenas du Montcel vainqueur de la saison 4 et également candidat de cette 6e édition qui vous a coaché…
Clément : Oui, on s’est pas mal entrainé ensemble, notamment en escalade. Il nous a prodigué de précieux conseils quant à son expérience dans l’émission.
Durant la compétition restait-il votre coach ou devenait-il un adversaire ?
Clément : Tout au long de l’émission, que ce soit avec Jean ou d’autres candidats, on se conseillait les uns les autres pour aller le plus loin possible. Le vrai duel, où l’esprit de compétition reprend le dessus, c’est la corde !
Y’avait-il un esprit de compétition entre vous deux ?
Antoine : Pas vraiment… où peut-être seulement à l’entraînement mais cela restait très sain. Clément et moi avons chacun des atouts et des défauts, nous sommes plutôt complémentaires et c’est ce qui fait notre force. On se motive là où l’autre a des défaillances. On ne s’est jamais vu comme des adversaires.
Quel candidat et quelle épreuve redoutiez-vous le plus ?
Clément : Le saut à l’élastique ! Même si on s’y est beaucoup préparé. Du côté des candidats, Charles (Poujade ndlr) nous faisait peur. C’est un très bon pote, on savait qu’il s’était énormément entraîné.
À lire également
Comment avez-vous appréhendé cette finale ?
Antoine : On est arrivé très content de nous, on avait réussi à éviter les duels l’un contre l’autres lors des demi-finales. Pour faire mieux, Clément n’avait pas d’autre choix que de terminer premier (rires). De mon côté j’étais déterminé à réussir l’obstacle de L’Hélice sur lequel j’avais déjà échoué l’année dernière.
Malheureusement, vous êtes disqualifié sur ce même obstacle, que s’est-il passé ?
Antoine : Je stressais, je voulais vraiment faire mieux qu’en 2021. Je me suis lancé sur le trampoline et je ne sais pas ce qu’il s’est passé… J’ai clairement raté mon impulsion.
Clément, l’échec d’Antoine vous a-t-il encore plus motivé à décrocher la victoire ?
Clément : Tout à fait ! C’était le même scénario qu’en saison 5. J’étais dégoûté pour mon frère, d’ailleurs avant de me lancer sur les deux premiers parcours de cette finale, je ne me sentais pas super bien, mais je me suis rapidement re-concentré pour aller au bout.
Comment, votre coach Jean Tezenas du Montcel a-t-il accueilli votre victoire ?
Clément : Il nous a dit : "Je suis très content, le trophée reste à Sallanches" (rires). Il était super heureux pour nous.
Qu’est-ce que cela fait d’être le gagnant de Ninja Warrior ?
Antoine : C’est un peu bizarre. On a eu plus d’émotions quand on a compris qu’on irait en finale ensemble. On n’a toujours pas réalisé la victoire de Clément. On a hâte de vraiment fêter ça, pour l’instant personne n’est au courant (la finale n’a pas été encore diffusée au moment de l’interview ndlr).
Qu’allez-vous faire des 100.000 euros de gain ?
Clément : On ne sait pas trop. On aimerait bien créer plus tard une salle d’escalade. Pour l’instant on ne va pas y toucher ou peut-être investir juste une partie parce que 100.000 euros ne suffiront pas à réaliser notre projet (rires).
Vous reverra-t-on dans la saison 7 de Ninja Warrior ?
Antoine et Clément : Oui, sûrement !
Sarah Ibri