Marie Drucker était la nouvelle invitée de Yann Barthès dans l’émission Quotidien, diffusée sur TMC ce vendredi 7 mars, pour faire la promotion de son livre Nos cœurs déracinés, aux éditions Grasset, un ouvrage particulièrement intime puisqu’il parcourt le récit de sa famille.
Marie Drucker évoque son envie d’écrire ce premier livre et son père Jean Drucker
"C’est vraiment quelque chose qui s’est imposée à moi encore une fois, je te le disais Yann, s’il y a un an on m’avait dit ‘tu vas écrire quelques chose’, j’aurais dit ‘sûrement pas’ et quelque chose d’aussi immanent, car le texte est sorti assez vite" a-t-elle dit avant d’essayer d’expliquer les raisons qui l’ont poussées à rédiger cet écrit : "sûrement parce qu’il y avait une nécessité, laquelle je ne sais pas" a-t-elle dit.
La journaliste, qui a présenté le journal de 20h sur France 2, a aussi tenu à revenir sur le passé de son père Jean Drucker. "Il y a quelque chose d’assez vertigineux parce qu’on sait que dans le sort et dans le destin des juifs victimes de la Shoah, l’arbitraire, la chance, les coïncidences etc…sont des choses très très présentes et souvent j’en parlais avec mon père, je lui disais ‘est -ce que tu te rends compte…’ Mon père a failli être arrêté avec sa mère alors qu’il avait un an. Je le dis dans le livre, il était même à 16 jours sur une liste avec mon grand-père, une liste de gens à déporter, et donc très souvent on se faisait cette remarque. (…) On se disait : ‘c’est fou, non seulement on est là, on est vivant, on existe, on est en France et on fait des choses plutôt plaisantes dans la vie en essayant aussi de faire des choses plaisantes pour les autres et on était assez contents de pouvoir avoir cette conversation" a-t-elle confié sur le plateau de Quotidien.
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Un grand-père qui a eu un parcours compliqué
Elle a également dressé le portrait de son grand-père, à savoir Abraham Drucker. "Il est mort j’avais 10 ans je crois à peu près. C’est un médecin et c’est un homme dont la mère, mon arrière grand-mère devait être une femme très visionnaire et qui a senti en Roumanie qu’au début du XXème siècle, il ne faisait pas très bon d’être juif, les juifs étaient déjà victimes de persécution" a-t-elle expliqué avant de révéler que son grand-père est donc arrivé en France dans les années 20.
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Les touchantes confidences de Marie Drucker sur son fils
Elle a également fait quelques touchantes confidences sur son fils Jean et l’importance de transmettre son héritage. "Il est à l’âge où il commence à s’intéresser d’abord à beaucoup de choses et puis nous sommes allés visiter la maison d’Anne Franck à Amsterdam, nous sommes allés voir La plus précieuse des marchandises, le film de Michel Hazanavicius (…) il a commencé à poser beaucoup de questions. L’objet livre, c’est un objet qu’on peut se transmettre qu’on peut donner de la main à la main. Je pense qu’il est encore un peu jeune pour le lire, mais il existe" a-t-elle dit.