Le 14 décembre prochain, sur la scène du Futuroscope de Poitiers, 30 candidates régionales vont tenter de tirer leur épingle du jeu pour remporter le titre de Miss France 2025. Parmi ces femmes, il y a Sabah Aib, une étudiante en droit de 18 ans, élue Miss Nord-Pas-de-Calais. Très heureuse de son élection, elle avait confié pantoise sur son compte Instagram : "Je n’en reviens toujours pas, je suis votre miss Nord-Pas-de-Calais 2024 (…) Quelle ambiance incroyable ce samedi 19 octobre à l’arena stade couvert de Lièvin où mon destin a basculé". Alors qu’elle se faisait une joie de concourir au titre de Miss France 2025, la jeune candidate ne s’attendait sûrement pas à la vague de haine qui allait suivre sur la toile…
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Sabah Aib victime de racisme sur la toile
En effet, elle a regretté les attaques dont elle est victime et a déclaré : "Depuis que j’ai été élue Miss Nord-Pas-de-Calais, je fais face à une vague de haine raciste sur les réseaux sociaux en raison de mes origines. Mon nom fait partie de mon identité, et il n’a rien à voir avec ma nationalité". "La France est un pays multiculturel, et avoir un nom qui vient d’ailleurs ne change en rien le fait que je sois française. Je suis née en France tout comme mes parents, nous nous considérons avant tout comme Français. Mes origines font partie de mon histoire, mais elles ne définissent pas qui je suis. Mon élection est une preuve que notre région est riche de diversité et de valeurs, et je suis fière de la représenter", a-t-elle ajouté.
Miss Nord-Pas-de-Calais réagit aux attaques
Et de conclure : "La haine n’a pas sa place dans notre société, et je continuerai à porter ce titre avec fierté, détermination et respect pour tous. Nous sommes tous égaux, peu importe notre nom ou nos origines. Ces attaques ne sont que le reflet d’ignorance et de jalousie". Questionnée par nos confrères du Parisien, elle est revenue hier, mardi 19 novembre, sur les attaques racistes.
"Ça m’a fait énormément de visibilité. Il n’y a eu que 10 % de mauvais commentaires, mais on n’a parlé que d’eux", a-t-elle d’abord regretté. Puis de reprendre : "Mes parents et mes grands-parents sont nés en France. Je n’ai jamais eu la moindre remarque raciste de ma vie, jusqu’à cette élection. Je ne m’attendais pas à ça. Je n’y étais pas préparée. J’ai pris du recul, mais les mots ont un impact. Je reste focus sur Miss France, je fais la part des choses".