Vous êtes de retour depuis le 22 août, après de longs mois d’absence à la suite de vos soucis de santé. Qu’est-ce qui change, pour vous, dans la préparation de l’émission ?
Michel Drucker : Je fais tout, ou presque, chez moi. Je lis, je visionne les films dont on va parler dans l’émission : je découvre, en quelque sorte, le télétravail ! J’ai la chance de vivre à Paris, à proximité du Studio Gabriel, où est enregistré Vivement dimanche. Je me déplace quand même pour voir les pièces de théâtre, mais j’y vais en matinée. Côté préparation physique, je marche aussi beaucoup, mais doucement, très doucement, puisque le vélo m’est interdit. Pendant l’enregistrement, j’ai un médecin en coulisses, prêt à intervenir. Et mon chien ne m’accompagne plus en plateau. Pour le moment.
Vous venez de fêter vos 81 ans. Qu’est-ce qui vous anime encore, alors que vous avez tout fait ou presque à la télévision ?
La passion ! Je n’arrive pas à me sentir lassé de vouloir présenter des artistes, des oeuvres, de jouer les passeurs. J’ai fait le compte : sur les trois dernières années, j’ai séjourné environ un an dans une chambre d’hôpital. Cela m’a permis de réfléchir. J’ai aussi appris à apprécier le silence quand j’étais seul. Et Vivement dimanche me permet de me sentir vivant, de partager. J’ai 81 ans, et, avec Hugues Aufray, Salvatore Adamo, on est toujours là. C’est inespéré !
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Dans l’émission du jour, vous rendez hommage à Annie Cordy, disparue le 4 septembre 2020. Qui y verra-t-on ?
J’ai prévu d’inviter Dave, qui l’a bien connue, l’humoriste Virginie Hocq, qui est belge comme elle, ou encore l’acteur et réalisateur Jean-Paul Rouve, qui l’avait mise en scène dans son film Les Souvenirs, en 2015. Une fois par mois, j’ai décidé que l’on ferait une spéciale sur un grand ancien, un artiste qui reste cher aux Français. En plus, vu mon jeune âge, je les ai tous connus ! (Rires) J’ai prévu de faire une émission sur Joe Dassin, une sur Claude Brasseur, pour laquelle je convierai évidemment son fils, le comédien Alexandre Brasseur (Le Bureau des légendes, Demain nous appartient…, ndlr). Et j’inviterai bientôt Michèle Torr pour ses 60 ans de carrière.
Il n’y a pas que Vivement dimanche qui vous occupe ou va vous occuper…
Non. À France Télévisions, quelqu’un s’est rendu compte que j’étais le seul rescapé de l’équipe qui présentait les Jeux olympiques de Tokyo, sur l’ORTF, en 1964. J’étais tout jeune, j’étais le stagiaire de service. Cela leur a donné l’idée de m’associer à Léa Salamé, qui présentera un talk-show, Quels Jeux ! sur les J.O. de Paris, l’été prochain. J’ai donné mon accord de principe. Vous me verrez aussi à l’antenne pour Noël et le jour de l’an.
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Et qu’en est-il de votre one-man show, De vous à moi ?
Mes cardiologues ont mis le holà. Ils trouvaient qu’avec 1 h 30 de spectacle, j’exagérais un peu. Mais, en 2026, ce sera bon. J’ai vingt dates de spectacle déjà prévues. Je prépare aussi un nouveau livre. Je tenterai d’y expliquer comment on dure. J’en sais quelque chose !
Vivement dimanche, à 13h30 sur France 3