Une enquête sensible aux conséquences effrayantes. Le journaliste de France 5 Martin Boudot, que les téléspectateurs connaissent puisqu’il incarne les magazines d’investigation de France 5 Vert de rage et Planet Killers, a été placé sous protection policière. Cette mesure fait suite à des menaces "suffisamment inquiétantes pour que nous les prenions très au sérieux", estime Virginie Marquet, avocate de France Télévisions et de la société de production Premières lignes, dans les colonnes de Télérama. En janvier dernier, le journaliste s’était intéressé au "prince du carbone", le Franco-Israélien de 49 ans Cyril Astruc, connu également sous le pseudonyme d’Axel Kahn. Il est soupçonné d’avoir détourné, avec l’aide d’autres complices, plus de 5 milliards d’euros de fonds publics à la fin des années 2000 dans la désormais célèbre arnaque à la taxe carbone.
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Télérama rappelle qu’il a d’ailleurs, pour ces faits, été incarcéré pendant quinze mois en France en détention provisoire. Il est désormais libre. Martin Boudot l’a retrouvé en Israël pour son documentaire et l’a interrogé en caméra cachée. Mais après cet entretien, "Cyril Astruc a menacé de mort Martin directement par téléphone" à la fin de l’année dernière, raconte Luc Hermann, codirigeant de Premières lignes, à nos confrères. "C’est la première fois que nous sommes confrontés à de telles menaces. Nous sommes habitués aux pressions de tout genre mais cette dérive est particulièrement inquiétante", a-t-il déploré. Xavier Grimault, directeur des documentaires du pôle Science et découverte de France Télévisions assure être, avec ses équipes, "choqués" par cette situation. Le journaliste menacé a déposé une main courante, précise Pure Médias. "Nous restons en alerte vu le profil de (Cyril Astruc), cet homme imprévisible qui réussit à se soustraire au système judiciaire", a quant à elle confié l’avocate Virginie Marquet.
L.C