Maxime Switek : « Il y a un énorme décalage entre ce qui est dit à l’extérieur sur BFMTV et ce que nous vivons en interne »

Publié le 2 janvier 2024 à 11:03
ABACA PRESS, BFM, ELIOT BLONDET
Dès le 2 janvier, le journaliste installé sur la chaine d’information depuis 2020, s’installera sur la case occupée par Bruce Toussaint, envolé pour TF1.

Vous passez de la tranche 22h/minuit à celle de 9h/12H. Quel changement de vie !

Maxime Switek : Oui surtout que ça fait quatre ans que je me couche à 2h du matin tous les soirs ! (Rires). Là, il va falloir que je règle mon réveil, voire deux ou trois réveils, et que je me lève à 5h. J’ai déjà pratiqué à peu près tous les horaires d’émissions. Je sais que je finirai par m’adapter, mais il va falloir que je sois indulgent avec mon corps…

Vous succédez à Bruce Toussaint, parti pour la nouvelle matinale de TF1. Qu’allez-vous essayer d’apporter à cette case ?

Ce que j’ai déjà essayé d’apporter à l’émission du soir : mon dynamisme, mon envie, ma curiosité, mon sourire aussi, parce qu’on annonce souvent des nouvelles pas très réjouissantes. J’essaie dès que possible d’amener un peu de légèreté, en plus de la rigueur, pour que l’ensemble ne soit pas trop insoutenable.

C’est un équilibre difficile à trouver et en même temps indispensable…

Oui. Les gens regardent BFMTV parce qu’ils savent qu’au moindre événement, nous serons dessus. Donc nous nous devons d’être hyper professionnels, carrés, sérieux pour leur proposer une information vérifiée le soir comme le matin.

Bruce Toussaint vous a-t-il glissé un mot à l’annonce de votre changement de poste ?

Bien sûr. Bruce et moi, on se connait depuis très longtemps, nous avons travaillé ensemble sur Europe 1. On s’est parlé quand il a décidé de partir. Il m’a donné également quelques conseils pour reprendre le flambeau, il m’a dit à quel point cette tranche était excitante. Je crois que c’est exactement le mot, car c’est un horaire où il se passe toujours quelque chose. Il y a beaucoup de directs, d’événements qui se déroulent sous nos yeux. Je suis ravi de lui succéder.

La chaine est quelque peu malmenée ces derniers temps, rattrapée par la concurrence. Qu’aimez-vous à titre personnel dans le travail avec les équipes de BFMTV ?

Leur professionnalisme et leur réactivité. C’est une chaîne qui est capable, en une seconde, de basculer sur tel ou tel événement, qu’il se déroule au bout de la rue ou au bout du monde. Et toujours avec enthousiasme et fraîcheur. C’est réjouissant quand vous êtes à l’antenne et que soudain, il se passe quelque chose en direct. Vous voyez la machine BFMTV se mettre en route. C’est pour ces moments-là qu’on fait ce métier. Concernant, le côté « malmené » de la chaine, je trouve qu’il y a un énorme décalage entre ce qui peut être dit à l’extérieur et ce que nous vivons en interne. Quand on est leader, il arrive que l’on soit un peu bousculé tel ou tel jour. Mais si vous regardez sur l’ensemble de l’année, la position de numéro 1 de BFMTV est incontestable. L’envie de continuer à informer les 12 millions de personnes qui viennent chaque jour est toujours là. Et je ne cite pas ce chiffre-là par hasard, mais parce qu’aucun de nos concurrents n’arrive à ces niveaux-là d’audience. Et tout ça se fait dans une ambiance pro, efficace et dans le plaisir collectif, c’est rare.

S’il ne devait rester qu’une image de l’actualité en 2024 ?

Ce seraient bien évidemment les attentats du 7 octobre 2023. Sans être naïf ou candide, je pense qu’on ne s’imaginait pas que quelque chose d’aussi atroce et abominable pouvait encore arriver de nos jours. Nous avons tous été secoués. Nous avons dû le raconter à nos téléspectateurs. Je pense à nos reporters qui ont forcément été secoués, qui étaient sur place. Ils ont vu des choses absolument terribles et ont recueilli des témoignages bouleversants.

Par
Amandine Scherer