C’était prévisible, c’est désormais officiel : l’Ukraine n’organisera pas la 67e édition de l’Eurovision en dépit de l a victoire du groupe Kalush Orchestra le 14 mai dernier à Turin. Dans un communiqué publié ce vendredi 17 juin, l’Union européenne de radio-télévision (UER) a annoncé la nouvelle : "Compte tenu de la guerre qui se déroule depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie, l’UER a pris le temps d’évaluer la situation et de réaliser une étude de faisabilité très complète, en concertation avec l’UA:PBC (le radio-diffuseur public ukrainien, ndlr) et des spécialistes externes, afin de notamment passer en revue les enjeux de sécurité."
L’UER justifie ce choix logique en prenant en compte la logistique nécessaire pour organiser un tel événement comme l’Eurovision. Une organisation qui s’avère impossible à mettre en place dans un pays en guerre : "Le Concours de l’Eurovision est l’une des productions télévisées les plus complexes au monde : des milliers de personnes travaillent et assistent à l’événement et 12 mois de préparation sont nécessaires."
Ainsi, c’est la Grande-Bretagne qui pourrait se retrouver à organiser le concours en 2023, puisque l’Anglais Sam Ryder a terminé derrière l’Ukraine en mai dernier : "En conséquence de cette décision, conformément aux règles et pour assurer la continuité de l’événement, l’UER va maintenant entamer des discussions avec la BBC, finaliste de cette année, pour accueillir potentiellement l’Eurovision 2023 au Royaume-Uni."
Si l’Eurovision 2023 ne se déroulera donc pas en Ukraine, l’UER compte tout de même mettre à l’honneur le lauréat de l’édition 2022 : "Nous avons la ferme intention que la victoire de l’Ukraine soit reflétée dans les spectacles de l’année prochaine. Ce sera une priorité pour nous dans nos discussions avec les hôtes éventuels."
Benoît Lesueur