C’est un sacré périple que vous avez fait depuis la Nouvelle-Calédonie…
Louis : Oui, c’est un très long voyage pour moi, surtout que c’est la première fois que je quitte mon île pour aller en métropole, tout ça avec mon fauteuil roulant. Mais quand Bruno Berberes, le directeur de casting de l’émission, m’a contacté pour que je vienne à Paris passer les auditions à l’aveugle, je n’ai pas pu refuser.
C’est une chance, selon vous, de ne pas être jugé sur votre handicap, mais simplement sur votre talent ?
Tout à fait. Certes, aux yeux du monde entier, je suis en fauteuil roulant, mais, dans The Voice, je suis arrivé comme quelqu’un de normal. Bien sûr que la logistique a été compliquée, entre le voyage et l’arrivée sur le plateau, mais je refuse de jouer la carte de la différence. Je veux simplement dire aux gens qui sont en situation de handicap que l’on peut relever tous les défis, traverser les situations les plus dures.
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Depuis quand chantez-vous ?
Depuis tout petit. Je viens d’une famille qui aime partager la musique. J’ai toujours rêvé de monter sur scène et d’en faire mon métier. Dans la vie, j’ai vécu des moments merveilleux comme des moments très difficiles, au niveau de ma santé. Quand mon chirurgien m’a annoncé que je passerais le reste de ma vie en fauteuil, la musique m’a permis de me relever.
Interview Amandine Scherer
The Voice, tous les samedis à 21h10 sur TF1