C’est une chaîne qui ne laisse pas indifférent. Appréciée par certains, conspuée par d’autres, CNews signe en tout cas une saison historique et des records d’audiences. Le patron de la chaîne, Serge Nedjar, a accepté de se confier à nos confrères du Parisien. Il estime que le succès de CNews dérange "car nous bousculons des hégémonies". Souvent qualifié de partisane, il se défend d’être autre chose qu’une chaîne d’information en continu : "Nous sommes une chaîne d’opinions, au pluriel, car autour de la table il y a une représentation de tous les courants de pensée". "Nous ne sommes pas une chaîne d’extrême droite", affirme-t-il. Selon lui, qualifier CNews d’extrême droite est "une façon d’essayer de nous isoler".
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"Les sujets que nous traitons ont souvent été laissés à la droite ou à la droite dure. Mais ce n’est évidemment pas notre esprit (…) Il suffit de se promener dans nos couloirs, de voir les journalistes qui sont à l’antenne ou dans la salle de rédaction. Nous ne nous sommes jamais posé la question des opinions de nos collaborateurs. Et parmi nos invités, nous avons toutes les couleurs politiques", explique le directeur général. "L’extrême droite n’a pas progressé à cause de CNews", assure-t-il. "Il faut remettre les choses en perspective. Nous réalisons 2,1 % d’audience quand France 2 et TF 1 en font entre 14 % et 20 %. On nous porte une puissance que nous n’avons pas. Nous sommes une chaîne d’information qui fait un travail honnête et objectif", se défend Serge Nedjar.
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Sur l’épineux dossier Éric Zemmour, il nie avoir contribué à aider la campagne du candidat aux dernières élections présidentielles. "CNews n’a aidé personne. Et elle n’a ni l’ambition ni la capacité de bousculer les mentalités et d’avoir une quelconque influence. Nous essayons d’être le reflet de la société française, de répondre aux interrogations et aux craintes des Français", se justifie le patron de CNews. Interrogé sur un éventuel retour du polémiste sur les antennes de sa chaîne, Serge Nedjar préfère botter en touche, affirmant n’avoir pas réfléchi à cette possibilité.
L.C