Toujours loyale à M6, sans mauvais jeu de mots. Comment vous a-t-on proposé ce nouveau challenge ?
Juju Fitcats : Pour cette deuxième partie de soirée, c’est M6 qui m’a approchée via Studio 89. C’est Mathieu Chalvignac, le producteur des Traîtres, qui me connaît très bien et qui m’a contactée en me proposant ça, puisque cette année, sur Les traîtres, ils ont une version télé et une version M6+ digital. Au début, on avait eu un débat de pourquoi pas animer la version digitale des Traîtres, sauf que Les traîtres, c’est l’émission d’Eric Antoine, c’est lui l’image de ce jeu. C’est vrai que c’est un peu compliqué pour le téléspectateur de se dire : Eric Antoine anime Les traîtres en télé, puis Juju Fit Cat anime Les traîtres en digital. Ce n’est pas évident. Et surtout, je pense qu’Eric, à mon avis, serait tout à fait d’accord avec moi là-dessus, c’est quand même son image, c’est son émission en télé. C’est dommage si ce n’est pas lui qui est sur le digital. Et au-delà de ça, je pense que les gens auraient beaucoup comparé puisque c’est lui le maître du jeu habituellement. Et si moi, j’arrive pour la version digitale avec une autre façon d’être maître du jeu, je pense que les gens auraient beaucoup comparé…
C’est comme ça que l’idée de l’animation de la seconde partie d’émission est venue ?
Exactement, très vite, cette option-là a été écartée et quand ils ont eu l’idée de créer cette deuxième partie de soirée, c’est là qu’au final, ils se sont dit : "Juju, ça pourrait être vraiment chouette de t’avoir. T’as gagné la saison précédente. T’étais légitime à pouvoir animer ça. T’as une expérience aussi de la partie". J’étais hyper heureuse parce qu’évidemment, pour moi, c’est le fait de prendre une nouvelle animation sur M6. Ça me permet de continuer dans cette ligne d’évolution télé. J’ai été très stressée aussi puisque ça n’a rien à voir d’animer la deuxième partie des Traîtres et celle de La France a un incroyable talent. C’est deux exercices différents.
Qu’est-ce qui est différent ?
Sur La France a un incroyable talent, on est vraiment sur quelque chose de complètement spontané, de A à Z, c’est de l’interaction avec des candidats, leur ressenti. J’ai l’impression d’être vraiment 100% moi-même et d’être en train de discuter avec des gens que je rencontre toute la journée. C’est du social, c’est hyper cool. Là où Les Traîtres, non pas que ce soit pas cool du tout, c’est beaucoup plus intense. Les traîtres, c’est 1 000 exercices en même temps, c’est-à-dire qu’il y avait le fait de déjà préparer les émissions en amont. Là, pour le coup, on est un peu moins dans la spontanéité, donc il fallait que je regarde toute la saison des Traîtres, que je prenne des notes sur tous les épisodes. Ensuite, j’avais des appels avec Mathieu, le producteur, pour débattre de ce que j’avais compris dans l’épisode, de mes idées, etc.
En même temps, j’ai Nathanaël qui bosse avec Mathieu, qui est dans mon oreillette et qui constamment me parle à l’oreillette, que ce soit sur les prompteurs ou sur les débats avec les chroniqueurs, etc. En parallèle, j’ai des fiches pour suivre un peu certaines choses par rapport à moi, mes notes, etc. Ensuite, il faut que je débatte avec les autres puisqu’il faut que j’écoute leur débat, que je sois capable de réagir en même temps. Il faut que je puisse leur couper la parole, relancer, etc. C’est un melting pot de tout ça pendant 1 h 30 d’enregistrement (rires). C’est hyper éprouvant comme exercice et il faut avoir vraiment l’oreille et le cerveau connectés tout le temps. C’est vrai que ce que me disait Mathieu et Nathanaël, c’est que c’est l’exercice le plus difficile à faire en télé, de vraiment tout gérer en même temps. Mais j’ai adoré, parce que c’était hyper challengeant.
Challenge validé ?
Je pense que ce genre de choses, c’est vraiment fait pour moi (rires). Je trouve que ça me fait ressortir le côté étudiante que j’étais quand j’étais jeune. J’étais très assidue au lycée, à la faculté. J’étais vraiment très bonne élève. Je préparais tous mes cours, mes notes, mes trucs… Je suis vraiment très perfectionniste et je trouve que ce genre d’exercice, ça me permet de refaire appel à cette partie-là de moi, non pas qu’elle a été mise de côté, mais je m’en sers différemment. Là, j’ai l’impression un peu de refaire sortir tout ça et c’était hyper agréable. Comme j’aime les défis, j’aime me surpasser, j’aime essayer de rendre le truc le plus carré possible, c’était hyper cool pour moi de faire ça.
Rendez-vous ce jeudi 15 août sur M6 pour le premier épisode de la saison 3 des Traîtres dès 21h10.