5 candidates, un thème choisi par Cristina Cordula et un budget limité pour acheter vêtements, accessoires et pour faire une mise en beauté… Ce concept est celui des Reines du Shopping, l’émission aux 10 saisons sur M6 adaptée d’un format turc. Si le programme, qui n’a plus été vu dans les grilles de la chaîne depuis octobre 2022, a connu un franc succès, dans les coulisses tout n’était pas rose selon un ancien salarié de la société de production Hervé Hubert. Comme le révèle Le Parisien/Aujourd’hui en France, un administrateur de production dans l’audiovisuel, qui a travaillé 8 ans pour les producteurs des Reines du shopping, a décidé d’attaquer ses anciens employeurs en saisissant tout d’abord Les Prud’hommes.
Les coulisses de la production des Reines du shopping
Le salarié, qui a commencé à travailler en 2013 pour le groupe alors en pleine préparation du pilote de l’émission de M6, était chargé notamment de gérer tous les aspects comptables du projet. Validé par M6, le pilote a conduit à une première commande de 100 émissions, ce qui a "donné du travail pour 10 à 12 mois " aux équipes de la production précise Le Parisien qui souligne que 5 épisodes (soit une semaine de diffusion) représentent 13 à 17 semaines de travail. Problème : le rythme devient très soutenu pour les intermittents embauchés en CCDU (CDD d’usage). Certains font des burn-out, d’autres se plaignent de la "surcharge de travail exorbitante". Déjà en charge des Reines du shopping, l’ancien salarié récupère par la suite l’administration de Joker, un jeu produit pour France Télévisions, puis celles de Ma femme dans l’oreillette, Chérie, c’est moi le chef ou encore Les Reines du make up. Sans le moindre bond dans sa rémunération. En sept ans, il affirme avoir été augmenté de seulement 4,16% alors que le salaire de la directrice de production aurait augmenté de 38,46% et celui du comptable de 43,28%. De quoi le conduire à accuser ses employeurs de "discrimination salariale".
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Accusant ses anciens employeurs de ne pas non plus lui avoir payé ses heures supplémentaires, l’ancien salarié s’estimant lésé a saisi les Prud’hommes en soulignant le "caractère permanent" de ses tâches alors qu’il n’a pas eu de CDI et un manque à gagner estimé à 90 000 euros en 8 ans. Devant les Prud’hommes, la société s’est défendue en donnant des feuilles d’heures signées pour 8 heures de travail quotidien. "Ces feuilles ne sont jamais rectifiées quand il y a des heures supplémentaires", précise l’ancien salarié qui a porté plainte au pénal pour "tentative d’escroquerie au jugement" car son avocat, Me Petipermon, considère qu’il s’agit de faux. Contacté par nos confrères, Hervé Hubert s’est défendu face à ces accusations. "C’est un collaborateur dont on était satisfaits. Il a souhaité nous quitter pour développer son entreprise, mais ça n’a pas marché. Le sentiment que nous avons c’est qu’il souhaite récupérer des sous pour maintenir sa boîte à flots".