Les Potagers de Julie (France 3) – Julie Andrieu :  » Je ne suis pas mondaine et préfère les milieux sans artifices »

Publié le 24 septembre 2022 à 12:28
Olivier Martino / FTV
Dans cette nouvelle émission, la cheffe se lance dans l’aventure potagère et nous emmène à la rencontre de jardiniers passionnés par le maraîchage.

Vous êtes à l’origine de cette nouveauté. Comment est né le concept ? 

Julie Andrieu : J’avais envie d’apprendre à cultiver des légumes, car je n’y connais pas grand-chose. Je suis une urbaine et n’ai pas eu cette culture-là. J’ai appris la cuisine sur le tas et j’ai eu envie de faire de même avec le maraîchage. Et puis l’autonomie alimentaire a pris une autre ampleur après le Covid et les différents confinements. C’est un sujet de société à part entière. 

Chaque semaine, nous découvrirons donc l’histoire d’un légume, de la graine à l’assiette, en passant par la récolte… 

Oui, et nous serons chaque fois dans une région différente. Nous rencontrerons des jardiniers qui nous donneront leurs techniques de culture. Je cuisinerai ensuite de deux façons le légume à l’honneur ce jour-là, puis un chef nous proposera également une recette. Je coanime l’émission avec Lola Périer, la fille du photographe Jean-Marie Périer, devenue maraîchère. Elle m’apprendra le b.a.-ba de la culture des légumes, et, ensemble, nous tenterons de les faire pousser dans le jardin de ma maison, dans les Yvelines. 

La première émission est consacrée à l’aubergine. Est-ce un légume que vous appréciez particulièrement ? 

Oui, mais pas plus que les courgettes ou les tomates. J’adore les légumes. Pourtant, lorsque j’étais enfant, je n’aimais pas ça, et ma maman s’arrachait les cheveux pour m’en faire ingurgiter. Je ne suis pas végétarienne, mais arrêter de manger de la viande et me nourrir uniquement de légumes ne serait pas un sacrifice pour moi. 

Simplicité et authenticité semblent être les caractéristiques de vos émissions… 

Oui, je tiens ça de ma mère (Nicole Courcel, ndlr). Elle était comédienne, mais fréquentait assez peu les gens de son métier. Elle avait une fibre sociale très aiguisée ; sa meilleure copine était la gardienne, et elle invitait souvent des SDF à la maison. Ça a toujours fait partie de ma vie. Je ne suis pas mondaine et préfère les milieux sans artifices. 

Masterchef est de retour, sur France 2. Auriez-vous aimé faire partie de cette aventure ? 

Ça m’aurait fait plaisir qu’on me le propose, mais comme Agathe Lecaron est une copine, je suis heureuse pour elle. Pour être honnête, je n’ai jamais vu Masterchef ni Top Chef. Ce n’est pas du tout par mépris, c’est juste que depuis que j’ai des enfants, je ne regarde plus la télévision. Le soir, je cuisine, je les couche et reste à leurs côtés jusqu’à ce qu’ils s’endorment. Je m’extrais de leur lit vers 21h30 et me remets au travail. J’ai un projet de livre et mon magazine mensuel, À croquer !, à gérer, ainsi que ma collection de tabliers. 

Parvenez-vous à lever le pied ? 

Je m’y efforce de plus en plus. J’ai 48 ans et l’impression d’être en préretraite avec cette urgence de ralentir. Je serais heureuse qu’il y ait une saison 2 des Potagers de Julie, mais je pourrais aussi bien cultiver mon jardin sans caméra. J’ai eu mes enfants sur le tard, et tout le monde m’a dit : « Profites-en, on ne les voit pas grandir ! » Eh bien, j’essaie d’appliquer ce conseil et de profiter d’eux autant que possible. 

Les Potagers de Julie : samedi 24 septembre à 16h15 sur France 3.

Interview Adeline Quittot  

Par