Les Potagers de Julie (France 3) – Julie Andrieu : « A la base je n’avais pas spécialement la main verte »

Publié le 16 septembre 2023 à 9:34
Benjamin DECOIN - FTV
Julie Andrieu a troqué plats et fourchettes pour la bêche et l’arrosoir. Elle lance une deuxième saison de son programme d’initiation à la culture potagère.

Quel bilan faites-vous à l’orée de cette saison ? 

Julie Andrieu : Il est positif, puisque la chaîne nous a commandé une autre fournée de dix numéros. Les audiences sont sensiblement les mêmes que Les Carnets de Julie (près de 700 000 téléspectateurs en moyenne, sur France 3, ndlr). 

Qu’est-ce qui vous a attirée vers le jardinage ? 

Je n’avais pas spécialement la main verte. À la base, je suis une citadine. Mais, depuis une dizaine d’années, je ressentais le besoin de travailler la terre. J’ai quitté la capitale pour acquérir une maison avec jardin et, bien sûr, j’avais envie d’avoir un potager. J’ai commencé par quelques plants de tomates, il y a quatre, cinq ans. L’idée de ce programme me titillait depuis déjà longtemps. Le Covid a été un accélérateur. Pendant le confinement, comme nombre de Français, je me suis occupée de mon jardin. Ce projet, c’est trois ans de gestation avant le feu vert de Nicolas Daniel, directeur des magazines de France Télévisions. 

Quelle est la différence avec Silence, ça pousse !, l’émission de jardinage, sur France 5 ? 

Mon magazine est spécifiquement consacré à la culture potagère, alors que Silence, ça pousse ! est dédié au jardinage ornemental. 

Justement, quelle est la force de votre émission ? 

L’idée est de rendre le jardinage accessible à tous. Lorsqu’en 2001, j’ai lancé sur Téva Tout un plat, ma première émission culinaire, je me suis présentée, non pas comme une spécialiste, mais comme une jeune autodidacte de 25 ans, qui apprenait les recettes dans les livres. Pour le potager, c’est la même chose : je suis une néophyte, qui a envie d’apprendre au contact d’experts. Les télé spectateurs peuvent ainsi s’identifier à mon personnage.

Comment s’articule le magazine ? 

Dans une première partie, je suis dans mon jardin, avec Lola Périer, une maraîchère de 34 ans (la fille du photographe Jean-Marie Périer, l’ex-compagnon de Julie). Elle m’explique comment cultiver les légumes. Ensuite, j’emmène les télé spectateurs dans une région de France, à la rencontre de jardiniers amateurs mais aguerris. 

Il existe également une partie cuisine ? 

Oui, comme on dit : « De la graine à l’assiette ! » Avec Lola, on sème, on arrose, ça pousse et ça termine dans l’assiette. On peut se prévaloir d’une traçabilité absolue. Lola pratique la permaculture, donc pas d’engrais chimiques. 

Il paraît que travailler la terre aide à vivre plus longtemps… Qu’en pensez-vous ? 

On prétend surtout que cela favorise la sécrétion d’une hormone qui permet de lutter contre la dépression. La plupart des gens de la terre vivent en harmonie avec la nature et ils sont moins soumis au stress que les urbains. Faire du jardinage, c’est une leçon de sagesse : cultiver son jardin, c’est s’occuper de soi-même. 

Avez-vous d’autres projets ? 

Oui, je développe des projets pour l’étranger avec la société de production Mediawan. D’ailleurs, on m’a déjà proposé de démarrer une carrière aux États-Unis. J’ai refusé. Vivre là-bas ne m’enchantait pas, je me sens plus européenne. 

Les Potagers de Julie, samedi 16 septembre à 15h35 sur France 3

Par
Hacène Chouchaoui