Pour la première fois dans l’histoire du concours Miss France, les candidates ont bénéficié cette année d’un contrat de travail – et donc d’un salaire – pour prendre part à l’élection. Mais le montant versé – 84 euros par jour, soit 252 euros net au total pour deux journées de répétition et l’élection selon des chiffres publiés par Le Parisien – n’a pas été jugé suffisant par certaines candidates.
C’est « l’équivalent du Smic, c’est vraiment symbolique », a ainsi confié une Miss régionale au quotidien sur ce salaire qui équivalait, le jour de l’élection, à une rémunération inférieure à 7 euros de l’heure. « On se disait entre filles qu’on devrait être payées du premier au dernier jour parce que sans nous, il n’y aurait pas de show », regrettait de son côté une candidate. Même avis du côté d’une autre Miss témoignant anonymement : « On devrait déjà avoir un contrat de travail dès le voyage préparatoire. On y enregistre plein de séquences pour l’émission, et on enchaîne les séances photos (vendues très cher à des magazines), parfois de 6 à 22 heures. C’est rare qu’on puisse flâner sur la plage. Quand on a un peu de temps libre, on préfère aller dormir ».
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Face aux accusations « d’exploitation », Sylvie Tellier, la Directrice générale de l’organisation Miss France, a défendu le concours mardi soir dans C à vous (France 5). « Elles ont été rémunérées au Smic. Attention à ne pas dévaloriser les gens qui sont payés au Smic, parce qu’il y en a beaucoup (…) Je ne pense pas qu’on fasse Miss France pour le salaire, on fait Miss France pour profiter d’un tremplin exceptionnel, pour vivre un rêve (…) ça a permis à des jeunes femmes d’être rémunérées trois jours, avant, ça n’existait pas », a-t-elle affirmé. « Miss France, c’est un rêve. Est-ce qu’un rêve à un prix ? Non. L’amour des Français n’a pas de prix non plus », a surenchéri Diane Leyre, Miss France 2022.
Profitant de ce passage sur France 5, Sylvie Tellier est également revenue sur les critiques jugeant le concours trop « daté » et « has been ». « Ce qui m’exaspère un peu, c’est qu’on veuille la mort d’un concours qui est une tradition comme Miss France (…) Miss France c’est juste un concours de beauté, un divertissement. Le règlement évolue parce que la société évolue », a-t-elle rappelé.
Clara Kolodny