Les 12 coups de midi (TF1) : Paul El Kharrat se confie sur ses “penchants assez sombres”

Publié le 12 octobre 2022 à 12:43
Instagram @paul_el_kharrat
Paul El Kharrat a fait du chemin depuis son passage dans "Les 12 coups de midi" de Jean-Luc Reichmann. Aujourd'hui sort son livre intitulé "Bienvenue dans mon Monde" et l'ex-candidat du jeu de TF1 s'y livre comme jamais.

C’est en 2019 que l’on a découvert Paul El Kharrat dans Les 12 coups de midi de Jean-Luc Reichmann. Le candidat avait ébloui le public avec ses 153 participations, faisant de lui l’un des plus grands champions du jeu. Depuis 2020, il participe en tant que chroniqueur aux Grosses Têtes sur RTL et aujourd’hui sort son livre, aux éditions Harper Collins France, baptisé Bienvenue dans mon Monde. 

"Je ne suis pas malade"

Sur Instagram, il en parlait déjà fin septembre et nous dévoilait ce à quoi on pouvait s’attendre. Il écrivait : "Que dire, en termes simples, de mon syndrome ? Je ne suis pas malade. Non, l’autisme n’est pas une maladie ni une pathologie. Pourtant, je me surprends à le dire, parfois : ‘Je ne guérirai jamais’. Sans doute car je sais que je n’atteindrai jamais la normalité de tout le monde. Si tant est que cela soit souhaitable, d’être ‘normal’". L’ex-maître de midi poursuivait ainsi : "C’est pour cela que j’avais envie de vous raconter le Paul des coulisses, de vous donner la clé pour entrer dans ma tête, dans mon monde, pour essayer de vous faire connaître de manière plus intime la ‘différence’. Ses bienfaits et ses affres. Son utilité et son abîme". Paul expliquait vouloir nous raconter, "derrière les fards et les paillettes, ce que c’est, de percevoir le monde différemment. Ce qu’il en coûte, aussi". Et de poursuivre : "Parce que je ne suis pas le seul dans ma singularité, parce que mon témoignage parlera sans doute à bien d’autres personnes comme moi ainsi que, je l’espère de tout mon cœur, à la norme, c’est-à-dire au plus grand nombre". 

Il confiait davantage son cheminement à nos confrères du média Planet. "Mon envie d’écrire est un désir personnel. De montrer aux gens mon autre personnalité assez peu visible, car j’ai une force mentale qui me permet de la dissimuler quand je suis en public, pour éviter de me dénigrer face aux gens. Je me bats chaque jour contre mes penchants assez sombres pour éviter de les dévoiler", précisait-il. Et de poursuivre que ces idées noires se sont accentuées "au contact des gens depuis [sa] médiatisation". "Être sous les feux de la rampe, comme dirait Chaplin, c’est assez éreintant et compliqué", avouait Paul. Il concluait : "Tout cela m’a permis par la suite d’écrire des ouvrages, d’en faire la promotion puis d’être repéré par d’autres animateurs et faire des émissions comme Les Grosses têtes que je fais avec grand plaisir". 

Kahina Boudjidj 

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