Les 12 coups de midi (TF1) : Emilien en passe de prendre la place de Bruno ? Ce dernier réagit ! (EXCLU)

Publié le 22 avril 2024 à 8:41
Capture d'écran TF1
Emilien continue de grimper encore et encore dans Les 12 coups de midi. Ce weekend, sa cagnotte a même dépassé les 900 000 euros de gains et de cadeaux, de quoi inquiéter Bruno, plus grand champion du jeu de Jean-Luc Reichmann ? Il nous a répondu. 

Que pensez-vous du parcours d’Émilien ? N’êtes-vous pas trop inquiet qu’il vous pique votre place ?

Bruno : Pour être très honnête, je l’étais à un moment. Je veux dire que quand je voyais qu’il progressait, j’ai eu un moment où je me suis dit : "Tiens, vu son niveau…". Et puis, même, outre le niveau, parce que ça, je considère que de toute façon, du moment qu’on tient 120, 150 émissions, c’est qu’on a forcément des bases, il y a le sujet de la vie en général pour tenir. Donc moi, je m’amuse pour la hiérarchie en me demandant, est-ce qu’il est meilleur que Xavier, etc, mais il y a aussi le côté de la mise en place de sa vie autour du jeu. C’est-à-dire que je crois qu’il a fait une croix sur son année universitaire et qu’il passera ses examens à la fin, il n’a pas d’enfant, pas de travail en tant que tel, un peu comme moi, finalement. Il a organisé toute sa vie en fonction des 12 coups de midi. Je me dis donc que c’est un peu comme moi, c’est se donner les moyens d’aller loin, parce que quand on a des enfants, quand on a un métier, des jours de congé à poser, c’est logistiquement compliqué. 

Pour vous, Emilien s’est donc totalement donné les moyens d’aller très loin ?

Tout à fait. Beaucoup de gens me posent la question et me demandent si je pense qu’il va pouvoir me battre… Sur le moment, j’étais un peu déçu, même si ce n’est pas le mot exact mais je me disais que j’aurais quand même aimé garder ma place et rester numéro 1 parce que c’est quand même une fierté de se dire : "J’ai un record du monde, je suis le numéro 1, etc". Quand il était en train de progresser, je me suis dit : "S’il peut perdre avant de me dépasser, ça m’arrangerait plutôt bien" (rires). Et en fait, au fur et à mesure, en réfléchissant, je me disais : "De toute façon, les records sont faits pour être battus, quoi qu’il arrive". 

Si ce n’est pas lui, maintenant, ça sera quelqu’un d’autre ?

Oui et puis, si je réfléchis bien, il me restera quand même tous les aspects positifs de ma participation. C’est-à-dire que ça ne changera rien à mon aventure. Qu’importe si quelqu’un fait mieux depuis, ça reste la même, je l’ai quand même vécue. Mes gains seront toujours là, on ne me retire absolument rien. J’ai sorti un livre, j’ai eu des opportunités, etc. Donc, je me dis que de toute façon, le positif que j’ai depuis le parcours sera toujours là. Et j’aurais vu les aspects négatifs qui m’embêtaient un petit peu, c’est-à-dire la pression, le côté : "C’est toi qui portes l’émission". Je me rappelle quand j’avais battu le record de Marie-Christine, de Tout le monde veut prendre sa place, je l’ai rencontrée, et elle m’a directement dit : "Je te remercie". Je crois qu’elle en avait marre d’être la recordwoman en titre (rires). Et là, je pense que c’est un peu pareil pour Émilien. J’ai été pendant 2021, donc pendant trois ans le recordman, et à chaque fois que je reviens dans une émission, j’ai un peu la pression parce que j’ai peur de partir parmi les premiers comme pour le Quiz des champions cette année.

Vous avez peur des commentaires ? 

Peur ? Non, mais on sait qu’il y aura les commentaires du style : "Il est nul, c’est bien ce que je pensais" (rires). Le fait d’être numéro deux, ça enlève un peu de pression même si ce n’est pas encore gagné pour Emilien puisqu’il ne m’a toujours pas dépassé. J’en avais d’ailleurs parlé avec Hervé, de N’oubliez pas les paroles, qui a été numéro 1 pendant très longtemps et qui, depuis, a été doublé plein de fois. C’est vrai que sur le moment, ça te fait quelque chose parce que forcément, tu sais qu’à chaque fois que Jean-Luc Reichmann va présenter le champion de l’émission, ça ne sera plus toi. Il y a ce petit côté fierté qui en prend un coup. Mais après, l’avantage, c’est que tu sois numéro 2, numéro 10 ou numéro 24, finalement, on s’en fiche, parce que tu es juste pas le premier. Et du coup, t’arrives totalement libéré, tu n’as plus aucune pression, tu n’as plus aucun enjeu, tu viens presque en freestyle (rires). Donc s’il me dépasse ça ne sera finalement pas si mal. J’aurais eu ce record pendant trois ans et j’en ai bien profité.

Par
Kahina Boudjidj