Au XIXe siècle, le textile est la première activité impactée par la Révolution industrielle. Partout, en France, se dressent des usines avec leurs hautes cheminées. Ces "cathédrales du textile" drainent des milliers de femmes, qui accèdent pour la première fois à un emploi salarié. Mal payées, elles sont aussi maltraitées que les enfants qui travaillent à leurs côtés.
LES MIDINETTES
En 1900, le textile rapporte plus que le charbon et l’acier. L’engouement pour la mode française favorise ce succès. Les grands magasins s’appuient sur le savoir-faire des petites mains travaillant à domicile. Au début du XXe siècle, Paris compte 80 000 de ces couturières. On les appelle les midinettes, car, à midi, faute de temps et d’argent, elles déjeunent sur le pouce. On se moque de ces jeunes femmes aux conversations légères. Le terme « midinette » devient alors synonyme de frivolité.
À L’AVANT-GARDE DE LA LUTTE
Le parcours de ces travailleuses opprimées est jalonné de luttes pour améliorer leur condition. Le 11 juin 1917, au terme d’une forte mobilisation, les midinettes obtiennent la semaine anglaise, le droit de se reposer le samedi après-midi, en plus du dimanche.
Le Siècle des couturières : lundi 7 mars à 21h10 sur France 3
Hacène Chouchaoui