Vous vous êtes rapidement qualifié dès la première manche. Est-ce que ça vous a donné une certaine impulsion pour la suite ?
Xavier : Oui et non. Parce que pour la première manche, j’ai eu du mal à imaginer sortir aussi rapidement car ça se joue l’une de mes qualités principales : la rapidité. Et on a vu, historiquement, qu’en fait, ce n’est presque pas un avantage de se qualifier parmi les premiers en première manche puisqu’il y avait beaucoup de qualifiés à la seconde manche que ça avantage de connaître le score à faire pour battre. Après, je ne dis pas non plus qu’il ne faut pas donner les réponses quand on les a juste pour ne pas se qualifier parmi les premiers (rires). Et puis, c’est toujours bien d’être qualifié rapidement puisqu’en effet, ça donne une certaine impulsion et on a un peu plus le temps de réfléchir au prochain thème. La vraie impulsion, je l’ai quand j’arrive à passer la deuxième manche. On se dit que maintenant c’est que du bonus et qu’on va pouvoir s’amuser davantage.
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Y a-t-il une manche à partir de laquelle vous avez réussi à entrevoir la victoire ?
Pas forcément. En fait, quand on voit le panel au début de la manche 3 avec Aude, Christophe et Jarno, on se dit que bon, effectivement, on est plus que quatre, mais à choisir, on aurait pris d’autres adversaires (rires). Clairement, le panel était quand même plutôt très très élevé en début de Manche 3. Après, à partir de ce moment-là, on se dit : "Il y a une chance sur quatre, donc on verra bien". Après, le soufflet retombe un peu parce que quand on est obligé de passer par la manche de repêchage, on se dit : "C’est mal parti". Surtout qu’il y a encore Christophe et Aude en face. À ce moment-là, au contraire, on se dit : "Tant pis, c’est pas grave, j’ai déjà gagné. On verra bien ce que ça donne". Et après, quand on arrive en finale, on se dit : "Ok tu as une chance sur deux". En tout cas, à aucun moment dans une émission comme ça, on peut se dire que c’est dans la poche. Vu le niveau du plateau, ça se joue vraiment sur les détails donc ça serait un peu ambitieux de se penser victorieux.
Bruno est éliminé dès la première manche donc pas de duel contre lui… Avez-vous ressenti une petite déception ?
Carrément. Il y a une petite déception et je me suis dit que c’était dommage. Il y a vraiment un côté déception de se dire : "Non, qu’est-ce que tu as fait, Bruno ?" (rires). Effectivement, j’étais le seul représentant de TF1 au début de la manche trois, donc tant pis pour la finale collective, mais c’est sûr que ça aurait été sympa de la jouer avec Bruno. C’est toujours plaisant.
Vous avez atteint la finale contre Jarno de Slam. Etiez-vous plutôt serein ?
Comment dire (rires) ? Il est sorti crevé de la manche une, il a fait un score à la manche deux, il a eu un beau score à la manche trois… C’est dur de se dire qu’on arrive en finale face à lui, on n’a pas confiance (rires). Outre sa sympathie énorme, il est quand même plus que très bon. Il était très détendu en plus donc clairement, quand on arrive en finale face à quelqu’un qui a triomphé, parce que c’était clairement le cas, les trois premières manches, on n’est pas spécialement serein (rires).
Ça change la donne de jouer pour une association en termes de pression ?
Je n’ai pas de pression supplémentaire mais c’est vrai qu’on se dit que ça sera toujours de l’argent en plus pour une association et pour des causes qui sont très honorables. J’avais eu la chance il y a bientôt 10 ans de faire Qui veut gagner des millions ?, la spéciale avec Jean-Luc Reichmann. Et là, on jouait vraiment pour une association. Là, je pense que je n’ai jamais ressenti autant de pression de ma vie. Se dire qu’à une réponse près, on passait de 48 000 € à 1 000 € pour l’association… Il n’y avait personne pour rattraper le coup derrière alors que dans le Quiz des champions, on est au moins sûr qu’une association remportera quand même une somme fixe.
Ce soir, c’était une nouvelle victoire dans le quiz des champions et précisément la deuxième. Ça fait plaisir à l’ego ?
Oui, ça fait toujours plaisir à l’ego (rires). Je ne pense pas l’avoir démesuré mais je n’aime pas non plus la fausse modestie donc oui, bien sûr que ça me fait plaisir. Je me suis dit aussi que j’avais égalé le record de Francis de Slam. Et puis maintenant, dans un coin de ma tête, je me dis que si je gagne un troisième quiz, j’établirais un nouveau record. Ça devient un objectif intéressant (rires). Dans l’émission, j’ai dit "jamais un sans deux" et la prochaine fois, si on m’appelle, je pourrais faire la blague de jamais deux sans trois. Ça me fait vraiment plaisir d’avoir gagné parce que je pense qu’il y a une vraie de difficulté à remporter le Quiz des champions. Il n’y a rien qui est fait d’avance. Il faut une part de chance pour survivre à toutes les manches (rires). J’espère que si j’ai l’occasion de refaire une finale, j’irai moins dans le suspense parce que j’en ai un peu marre de faire des morts subites (rires).