Vous avez commencé doucement lors de la première manche, avez-vous douté ?
Non, parce que j’avais un peu le même parcours lors de ma première participation. Je ne sais pas pourquoi, j’ai toujours autant de mal à prendre la main. Je n’ai pas douté car il y a assez peu d’éliminés sur cette première manche et au fur et à mesure que les candidats les plus rapides se sont qualifiés, je m’en suis plutôt bientôt sorti. Je pense que si je refais Le quiz des champions, encore une fois, je finirais dans le ventre mou.
Quelle manche vous a fait le plus peur ?
La deuxième manche m’a un peu mis la pression puisque je me suis loupé lors de ma première participation. C’est un peu aléatoire parce qu’on ne sait pas sur quel thème on va tomber et qu’ils ne sont pas forcément équivalents pour une même personne… J’étais plus serein une fois que la deuxième manche est passée et je me disais que j’avais fait le plus dur. Même quand on voit la question, on se dit ‘c’est bien le thème, pourquoi pas’, mais il y a toujours le risque de se retrouver bloqué. On est vraiment relâché quand on a fini les 30 secondes.
Quelle candidat vous inquiétait le plus ?
Jusqu’à la manche 2, c’est Christophe qui me faisait le plus peur. Une fois qu’il a fait son score à la deuxième manche, il m’inquiétait moins puisqu’a priori il passait à l’as. Parmi ceux qui restaient, je redoutais le plus Bruno, Enzo et Sébastien. Sébastien, par rapport à son côté très bon sur l’ensemble des thèmes de culture générale. Bruno, l’avantage c’est que je connais un peu mieux ses points forts et ses points faibles donc je peux essayer d’éviter ses points forts et Enzo, c’était l’inconnu.
Tous les animateurs portent dans leur coeur leur champion comme l’a souligné Cyril Féraud. Qu’en est-il de vous avec Jean-Luc Reichmann ?
J’ai de très bonnes relations avec Jean-Luc Reichmann, il était même présent à mon mariage. J’ai un attachement particulier aux 12 coups de midi. Il y a quelque chose qui me liera toujours à cette émission dans l’irrationnel. J’ai des relations très proches avec Jean-Luc Reichmann et avec l’ensemble des candidats et les maîtres de midi en dehors des émissions. C’est vraiment une grande famille, on se voit tous dans plein d’événements différents. C’est pas du flan, je ne dis pas ça pour être corporate.
Vous a-t-il félicité après cette victoire ?
Jean-Luc Reichmann était très content que je gagne. Il m’a félicité et même entre maîtres de midi, on en est très content. J’ai brisé la série de victoires des champions de Slam et de France Télé. Ça fait donc un point pour Les 12 coups. Affaire à suivre…
Avez-vous tenté de protéger Bruno lors de la 3ème manche dite du "sabotage" face aux champions des autres émissions ?
Dans l’idée, j’ai essayé de lui filer les thèmes qui l’avantageaient plutôt sur ses points forts. D’après ce qu’il m’a dit, je crois que je n’ai pas forcément réussi (rires) mais encore une fois la liste des thèmes était assez compliquée à décoder. A choisir, j’aurais aimé une finale face à Bruno, pour le côté finale 100% 12 coups de midi, ça aurait été marrant et fun. Encore une fois à choisir, si ce n’était pas moi, autant que ça soit Bruno. Donc oui, effectivement, je n’ai pas cherché spécialement à saboter Bruno et vu la liste des thèmes, c’était vraiment difficile.
Est-ce une victoire pour vous en tant que ‘porte-étendard’ des 12 coups de midi ou simplement en tant que Xavier, monstre de connaissances et ingénieur en hydro-électricité ?
Je suis un compétiteur. Quand je gagne, je suis content pour moi et quand je perds je m’énerve contre moi mais oui, bien sûr, j’étais très content pour moi et bien évidemment, il y avait aussi ce côté de montrer TF1, et de faire valoir une émission qui n’est pas de France Télévisions. Une envie de montrer qu’on n’est pas des champions bradés ou de pacotille et avec cette victoire je prouve qu’on ne se défend pas si mal. Quand on a l’occasion de le démontrer, on est content et puis, porte-étendard des 12 coups de midi, je crains de l’être toute ma vie et c’est une fierté.
Vous avez atteint en premier les 6 points requis pour remporter la victoire mais Sebastien, l’autre finaliste aussi. Comment vous sentiez-vous à ce moment ?
Je ne me suis pas forcément senti en danger, j’étais plutôt en confiance mais j’avais des regrets, notamment suite à mes réponses ratées. J’ai raté des questions que j’aurais pu avoir… Il y a la fatigue, la pression et le fait qu’on choisit nos questions au hasard qui jouent. À ce moment-là, surtout, je ressassais le fait que je n’avais pas réussi à finir la partie avant…
Alors cette revanche, que ressentez-vous à l’issue de votre victoire ? Ça fait quoi d’être enfin le "champion des champions" ?
J’étais très content mais j’étais aussi déçu pour Sébastien car vue sa finale, il méritait autant que moi de gagner. Ça s’est joué tellement à rien et j’espère qu’il en gagnera une un jour. Après, oui, je ne vais pas faire preuve de fausse modestie. J’étais très content de gagner et c’est désormais un objectif d’atteint. ‘Champion des champions’ pour ce coup-ci oui, mais c’est un titre qui se remet en jeu et je serai très heureux de revenir. Le record de victoires est pour l’instant à deux, donc ça me fait un nouvel objectif (rires). Je suis compétiteur pour le meilleur et… pour le pire.
Kahina Boudjidj