Les seniors et le sport, c’est un sujet qui vous parle, tout particulièrement ?
Véronique de Villèle : Oui, je suis coach dans une chaîne de clubs et, tous les matins, j’ai une quarantaine de participants, âgés de 50 à 75 ans. Toutes les semaines, je vais également dans une résidence senior où je donne une mini-conférence sur comment bien vieillir, comment garder son énergie… et puis on passe aux exercices. Certains sont centenaires, mais ils participent tous. Ils sont comme des dingues en me voyant, j’ai l’impression d’être Madonna qui vient donner un concert !
Comment va s’articuler votre chronique ?
Je choisis un thème, je propose des activités et je prodigue des conseils aux seniors : pour garder un bon moral, ne restez pas seul, soyez bien entouré, entretenez-vous… J’ai une certaine énergie, de la conviction, j’ai donc le sentiment qu’ils vont m’écouter.
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À 76 ans, quel est votre secret pour avoir une telle énergie ?
Je n’ai jamais fumé, jamais bu un verre de vin de ma vie, et je me lève tous les matins à 5 h 30. J’ai, bien sûr, toujours fait du sport, pas mal de compétitions de tir et de ball-trap, pratiqué le ski nautique et, depuis plus de quinze ans, je suis passionnée par la pétanque, une activité excellente pour les seniors, puisqu’elle fait appel à l’adresse, à l’équilibre et à la stratégie. J’ai même été présidente du comité de soutien pour la pétanque aux Jeux olympiques. Mais, hélas, c’est le breakdance qui a été choisi comme nouvelle discipline.
Vous êtes aussi très active sur le plan associatif…
Voilà dix-neuf ans, j’ai créé, avec le docteur de Ladoucette, la fondation Alzheimer. Nous organisons chaque année un gala, et j’animerai le prochain en mars, sur la scène de l’Olympia, à Paris. Je suis aussi la présidente d’Enfant Star et Match qui fait faire du sport à des enfants atteints de lourdes pathologies, comme le cancer et la leucémie.
Votre engagement vous a d’ailleurs valu d’être décorée par deux Présidents. Vous ont-ils proposé un ministère ?
Non, mais ça m’aurait beaucoup plu. J’ai été décorée de la Légion d’honneur par le Président Sarkozy, c’était un moment incroyable. Et j’ai été faite officier de l’ordre national du Mérite par Emmanuel Macron, qui, devant tous ses ministres, s’est mis à chanter le générique de Gym Tonic. C’était dingue !
Vous êtes très proche d’Alain Delon. Comment va-t-il ?
J’ai cinquante-trois ans d’amitié avec lui. Il a eu tous les déboires que vous connaissez, mais il va plutôt pas mal. J’espère que la justice démêlera cette affaire dans laquelle il a été, en quelque sorte, victime d’abus de faiblesse par sa « dame de compagnie ».
Avez-vous aussi des nouvelles de Davina, votre ex-partenaire de Gym Tonic (1982-86) ?
Elle va très bien. On se voit beaucoup moins, car elle vit dans son monastère, dans le Poitou, où elle est nonne bouddhiste. J’ai beaucoup d’admiration pour elle, le fait est que l’on a des vies diamétralement opposées. On se téléphone régulièrement pour voir si tout va bien.
Le Magazine de la santé, à 13h55 sur France 5