Les Berger (Pascal Légitimus et Corinne Touzet) habitent au sixième et dernier étage d’un immeuble parisien. Ils s’y sentent si bien qu’ils aimeraient agrandir leur espace et récupérer l’appartement d’Annick et Jean- Jacques Tissandier (Anny Duperey, qui remplace Claire Nadeau, en photo ci-dessus, partie sur le tournage des Tuche 5, et Francis Perrin), deux anciens profs férus d’Histoire, qui occupent le cinquième étage. Dès lors, les Berger vont mettre en place de nombreux stratagèmes pour les faire déguerpir.
“UN PETIT CÔTÉ CINÉMASCOPE”
Voilà le pitch de cette pièce de théâtre façon vaudeville moderne, signée Didier Caron. Ce dernier a divisé la scène en deux afin de placer, côte à côte, les deux appartements. Un ingénieux tour de passe-passe sublimé par des jeux de lumières qui permettent des allers-retours rythmés et des dialogues punchy. « C’est finalement comme au cinéma, explique Pascal Légitimus. Le sixième étage est à côté du cinquième et il y a un petit côté cinémascope. »
À lire également
Si la forme fait mouche, le fond, qui aborde les sujets du mensonge, du couple et de l’amour, séduit tout autant. Francis Perrin, l’incontournable Mongeville du petit écran, a plongé sans hésiter dans cette pétillante comédie. Lui qui s’est installé à Vaison-la-Romaine, dans le Vaucluse, n’était pas venu jouer à Paris depuis sept ans. Il retrouve ici Anny Duperey, qui campe une épouse dévouée. Et, face à eux, les machiavéliques époux Berger, soit le duo Légitimus-Touzet. « Il est vraiment prêt à tout et arrive à me convaincre malgré mes réticences », explique l’héroïne d’Une femme d’honneur à propos des pièges ourdis par son mari pour parvenir à ses fins. « Si je devais définir mon personnage, explique Pascal Légitimus, je dirais qu’il est méchant, lâche, veule, cruel et sadique. Et je n’ai jamais joué ce genre de personnage. C’est pour cette raison que j’ai dit oui. »
À lire également
Il faut dire que ce huis clos en duplex, sur fond de quiproquos et de mensonges en série, ne manque pas de surprendre le public… à tous les niveaux, forcément. Comme cette scène où Corinne Touzet, pour embêter ses voisins, se met à chanter En rouge et noir, de Jeanne Mas. « J’avais travaillé la chanson et j’essayais de la chanter correctement. Mais Didier Caron, le metteur en scène, voulait absolument que je hurle. Alors j’ai essayé. Mais c’est difficile de chanter faux ! »
Il semble bien plus facile à ces quatre comédiens de jouer juste. D’autant que le scénario rocambolesque et plein de rebondissements imaginés par Didier Caron leur permet de s’en donner à coeur joie. « Face à Francis Perrin, il est parfois difficile de rester concentré, confie Pascal Légitimus. Il a un oeil sérieux et l’autre qui frise. Et moi, j’ai un problème : lorsque je ris, je pleure et je ne veux pas que cela se voie. Alors je me tourne discrètement pour essuyer mes larmes… » À vous de signer ce bail pour l’humour !
Le Duplex, mardi 18 juin à 21h10 sur France 2