Pourquoi avoir accepté de revenir dans cette nouvelle édition du Club des Invincibles ?
Bruno Hourcade : Je pense que c’est l’émission que je préfère faire. Avec les autres membres du club, on s’entend vraiment très bien : Marie-Christine, Sandrine, Romain et moi sommes amis dans la vie. On a même un groupe WhatsApp, on parle souvent et lorsqu’il y a un tournage, on se retrouve la veille pour dîner ensemble, prendre un verre, débriefer… Ce n’est pas juste un simple tournage, c’est un vrai plaisir de se retrouver.
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J’imagine que la mécanique du jeu y est aussi pour quelque chose ?
Oui, la mécanique du jeu est géniale. On affronte des célébrités, et pour nous qui sommes de "simples" candidats de jeux télévisés, c’est toujours sympa de rencontrer des personnalités. Le fait que les célébrités choisissent leur thème et que nous décidions ensuite qui va les affronter est aussi rassurant. Contrairement aux autres jeux où on peut tomber sur des questions hors de notre zone de confort, ici, on peut choisir nos duels en fonction de nos points forts. Enfin, il y a l’aspect associatif qui est très positif. Quoi qu’il arrive, toutes les associations repartent avec une somme d’argent. Cela enlève un peu la pression, car dans d’autres jeux, si l’on échoue, on repart avec le sentiment d’avoir laissé une association sans gain…
Avez-vous préparé cette participation différemment des précédentes ?
À chaque émission, je révise un peu. Depuis Les 12 Coups de Midi, j’ai un classeur rempli de fiches de culture générale que je relis systématiquement. Avec Le Club des Invincibles, il y a une dimension stratégique supplémentaire, puisque les célébrités choisissent leur thème. Donc, on s’amuse un peu à "enquêter" sur elles lorsqu’on reçoit la liste des participants. On essaie d’anticiper leurs centres d’intérêt, leurs passions… Parfois, on devine juste, parfois, on est complètement surpris ! (Rires) L’avantage de notre groupe, c’est qu’on est complémentaires. Aucun domaine ne nous échappe complètement : si j’ai une faiblesse en sport, Sandrine, Marie-Christine et Romain sont là pour compenser. Cela permet de travailler nos points forts tout en s’amusant, sans avoir l’impression de réviser.
Y a-t-il un esprit de compétition entre vous, ou est-ce purement convivial ?
La compétition, c’est contre les célébrités, mais jamais entre nous. On joue pour la même association, et il n’y a aucun problème d’ego entre nous. Les célébrités, en revanche, nous surprennent parfois avec leurs thèmes ! Par exemple, Denis Brogniart avait choisi "Victor Hugo", ce à quoi on ne s’attendait pas du tout. Une autre fois, Camille Cerf avait pris "Les expressions françaises", alors que j’avais révisé la mode et les Miss France en pensant bien faire (rires)… Mais au final, cela montre bien que peu importe notre niveau, une célébrité qui maîtrise parfaitement son sujet peut nous battre !
Y a-t-il justement une célébrité qui vous a particulièrement mis en difficulté ?
Dès que j’ai vu la liste, j’ai eu peur d’affronter Yves Camdeborde, car je me doutais qu’il choisirait un thème culinaire, un de mes points faibles. Cartman, que je sais fan de sport et de football, m’inquiétait aussi. J’ai passé pas mal de temps sur son Instagram pour essayer de deviner son thème, mais on ne peut jamais être sûr à 100 %. En revanche, j’étais très heureux de retrouver Bruno Solo, avec qui j’avais fait Les Traîtres. Il anime La Guerre des Trônes sur France 5, donc je me doutais qu’il prendrait un thème historique, et c’est un sujet que j’apprécie.
Vous êtes passé de numéro un des 12 Coups de Midi à numéro deux. Est-ce que cela change quelque chose pour vous ?
Honnêtement, oui, un peu (rires). Je ressens moins de pression. Quand j’étais numéro un, j’avais toujours cette crainte que si je perdais, on dise : "Le plus grand champion du jeu s’est fait battre !". Maintenant, c’est Émilien qui est sous les projecteurs. Je n’ai jamais mal vécu d’être dépassé. Quand les gens me demandaient si cela m’embêtait, je répondais sincèrement que non, car cela ne changeait rien à mon parcours. J’ai gagné mon million d’euros, mes cadeaux, et la seule chose qui change, c’est une ligne sur Wikipédia (rires) ! Finalement, depuis que cette pression est tombée, je joue mieux. J’ai gagné Le Prime de Noël pour la première fois, et au Combat des Maîtres, j’ai terminé deuxième sur 100 participants.
Comment s’est passée l’expérience de jouer sous la houlette de Nagui plutôt que Jean-Luc Reichmann ?
C’était la première fois que j’étais dans une émission animée par Nagui, et j’étais curieux de voir comment ça allait se passer. Nagui a un style très cash et taquin, ce qui est très différent de Jean-Luc Reichmann ou Cyril Féraud. Mais comme j’ai un humour un peu cynique et pince-sans-rire, ça a super bien matché. Il n’hésite pas à charrier les célébrités quand elles se trompent, et cela donne une dynamique rafraîchissante. J’ai adoré cette énergie différente !
Avez-vous encore envie de participer à d’autres jeux télévisés ?
Je pense que je ne ferai plus jamais de jeu télévisé en tant que candidat "lambda". Participer à Questions pour un champion ou Tout le monde veut prendre sa place n’aurait pas de sens après avoir fait Les 12 Coups de Midi. En revanche, si c’est une émission comme Le Club des Invincibles, où l’on joue en tant qu’ancien champion, j’y vais avec plaisir. Sinon, mon rêve absolu serait de participer à Koh-Lanta ! Je suis un immense fan et j’ai regardé toutes les saisons. Si un jour TF1 lance une édition spéciale célébrités ou anciens champions de jeux télé, je ferais tout pour y être (rires).
Quel coneil donneriez-vous aux spectateurs qui rêvent de participer à un jeu télévisé ?
Le meilleur conseil, c’est d’être soi-même. Beaucoup pensent qu’il faut être exubérant ou surjouer sa personnalité pour être sélectionné, mais ce n’est pas vrai. Chaque émission a besoin de diversité dans ses candidats. Si vous êtes réservé, allez-y comme vous êtes, sans essayer de jouer un rôle. Et surtout, prenez l’expérience comme un jeu et amusez-vous. Il ne faut pas venir avec la pression de vouloir battre des records, mais simplement profiter du moment !
Rendez-vous ce samedi 22 février à 21h10 sur France 2 pour Le Club des invincibles.