Le Cavalier mongol (Arte) – A la découverte d’un héros du far east

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 6:16
© Hamid Sardar-Afkhami
À travers l’histoire d’un cavalier à la poursuite de voleurs de chevaux, ce film brosse le portrait de ce peuple nomade.

Depuis des siècles, à la frontière de la Mongolie et de la Sibérie russe, les tribus nomades vivent de l’élevage de puissants chevaux semi-sauvages. Mais depuis quelques années, des voleurs de tribus originaires de Tuva s’emparent de leurs troupeaux pour revendre les bêtes à des abattoirs russes. Lorsque son étalon blanc, disparaît, Shukhert, cavalier émérite et charismatique lutteur, se lance alors seul à la poursuite des bandits…

LE CHEVAL, ALLIÉ INDISPENSABLE 

La culture équestre joue un rôle essentiel dans la vie quotidienne de ces éleveurs nomades. Un proverbe local dit qu’« un Mongol sans cheval est comme un oiseau sans ailes ». Les enfants apprennent à monter dès l’âge de 3 ans. Dans les croyances des Mongols, on monte au paradis à cheval.

UN PEUPLE DE LUTTEURS 

La lutte se pratique chez les Mongols depuis le XIIe siècle. Gengis Khan considérait cette activité comme un moyen important de garder son armée en bonne forme physique. Elle est l’une des « trois compétences viriles » des jeunes hommes, avec le tir à l’arc et la course équestre. 

UNE PRATIQUE CHAMANIQUE 

Le chamanisme mongol est l’une des plus anciennes croyances. Fondé sur le totémisme et l’animisme, il se pratiquait déjà chez les Huns, leurs ancêtres, voilà 2 500 ans. Les chamans sont des personnes qui ont des visions, accomplissent diverses actions en transe et sont censés avoir le pouvoir de contrôler les esprits dans le corps, de quitter l’existence terrestre et de voyager ou de voler vers d’autres mondes.

Le Cavalier mongol, samedi 25 mars à 20h50 sur Arte

HACÈNE CHOUCHAOUI 

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