C’est un peu surprenant de vous retrouver sur TF1 dans un programme de pur divertissement…
Laurent Ruquier : J’ai cette chance, aujourd’hui, de ne pas avoir besoin de courir après le travail. Si j’ai accepté de participer à Mask Singer, c’est parce que cela m’amuse. J’ai toujours regardé cette émission, c’est aussi pour cette raison que j’avais accepté, la saison dernière, de faire un enquêteur guest et de remplacer Michèle Bernier, le temps d’une émission. J’avais le secret espoir que l’on me rappelle pour rejoindre le jury cette année. Je n’ai pas hésité une seconde, même si, à ce moment-là, j’étais sur une chaîne qui n’a absolument rien à voir avec Mask Singer : BFM TV. J’ai compris que ce n’était pas pour moi et que ce n’était pas la peine d’insister. Le show, c’est ce qui me ressemble. Je suis producteur de théâtre, j’aime les comédies musicales : Mask Singer réunit tout cela à chaque fois.
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Est-ce que vous vous seriez découvert une âme d’enquêteur ?
Je l’avais déjà avant ! J’aime réfléchir aux voix, aux costumes, aux indices. En plus, je crois que je ne suis pas mauvais ! J’ai cette chance de connaître beaucoup de monde dans le métier, j’ai même parfois suggéré le nom de YouTubeurs que les autres ne connaissaient pas ! (Rires)
Le choc des générations n’est pas forcément dans le sens que l’on croit, alors ?
Disons que l’on est quand même complémentaires, parce qu’entre Chantal (Ladesou), Kev (Adams), Inès (Reg) et moi, nous n’avons pas forcément les mêmes références. Quand je cite Joan Baez, je sens bien qu’il y a un moment de flottement ! Moi, je fais travailler ma mémoire, parce que j’ai fait pas mal d’interviews en trente ans, c’est sûr que ça aide !
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La deuxième partie de soirée que vous allez animer, c’est du bonus ?
Ça m’est tombé dessus sans que je ne sache comment ! (Rires) Ce n’était pas prévu à la base. J’ai compris la difficulté de cet exercice. Il faut savoir que ni Camille (Combal), les saisons précédentes, ni moi ne savons à l’avance quelles sont les personnalités qui vont être démasquées. On n’a pas le temps de préparer d’interviews, nous devons improviser. Bien sûr, il faut rappeler les indices et essayer de les expliquer au mieux aux téléspectateurs, cela nécessite donc quelques fiches, mais le reste, c’est du freestyle.
Vous avez déjà des favoris ?
Je suis fan de l’hippopotame en tutu rose ! Il nous donne du fil à retordre, celui-là… C’est génial, car ce sont toutes des personnalités qui ont la pêche, qui ont envie de s’amuser, qui chantent bien et dansent bien. C’est un vrai spectacle que l’on offre aux téléspectateurs.
Vous êtes passé, vous-même, par la case « masquée » dans la peau du homard, la saison dernière. Et l’expérience n’était pas évidente !
Et encore, je ne l’ai fait qu’une fois, sur une chanson de Michel Fugain, puis je suis passé du côté des enquêteurs. Les artistes qui font ça pendant plusieurs semaines, avec parfois deux ou trois chansons par prime, c’est du boulot ! On a très chaud dans ces costumes, on ne voit rien, il faut apprendre des chorégraphies… On n’imagine pas le travail que cela représente.
Mask Signer, tous les vendredis à 21h10 sur TF1