L’Amour est dans le pré – Ce que reprochent les agriculteurs aux applis de rencontres : « Leur métier est associé à des clichés de bouseux »

Publié le 19 janvier 2026 à 12:03
Julien THEUIL / M6
Si de nombreux agriculteurs jeunes sont tentés de trouver l’amour dans L’Amour est dans le pré (M6) et pas via des applications de rencontres, ce n’est pas un hasard affirme la production de l’émission de M6. Et elle vient d’expliquer pourquoi.

L’Amour est dans le pré est de retour ce lundi sur M6. La chaîne diffuse en effet à partir de 21h10 la première partie des portraits des nouveaux agriculteurs en quête d’amour. Ils sont quatorze (dix hommes et quatre femmes) à rêver d’enfin rencontrer la perle rare dans l’émission présentée par Karine Le Marchand.

L’avis des jeunes agriculteurs sur les applications de rencontres

Parmi les quatorze agriculteurs sélectionnés cette année par M6, se trouvent quatre célibataires ayant moins de trente ans ; une "première dans l’émission", soulignent nos confrères du Parisien/Aujourd’hui en France. Si ces derniers préfèrent miser sur le speed-dating champêtre pour trouver l’amour, c’est parce qu’ils sont déçus des applications de rencontres, affirme la production de L’Amour est dans le pré. "Beaucoup de jeunes nous disent que c’était mieux avant, quand on se rencontrait au bal du village ou au bar du coin. Il y a un dégoût des applis car beaucoup de gens y viennent pour le sexe, pas pour construire une histoire", explique Gabriella Mather, qui produit ADP sur M6, au quotidien.

Les agriculteurs échaudés par les critiques sur leur métier selon ADP

Ce manque de sérieux dans les rencontres sur les applications de rencontres n’est pas le seul détail qui refroidit les agriculteurs. Certains, selon la productrice d’ ADP, sont échaudés par l’image qu’a leur métier auprès de certaines personnes. "Quand un agriculteur s’inscrit sur une appli et que personne ne le contacte, c’est encore plus destructeur que de ne pas y être. Dès qu’ils disent ce qu’ils font, il n’y a plus de match. Leur métier est dévalorisé, associé à des clichés de bouseux. Certains n’en voient plus la noblesse, et ça les brise", souligne la productrice en rappelant que les prétendant(e)s de l’émission "savent exactement où ils mettent les pieds" grâce aux portraits. "C’est un gain de temps énorme", conclut-elle.

Par
Clara Kolodny