Ce sont des propos qui avaient beaucoup fait réagir. Le 16 janvier dernier, dans son émission TPMP, Cyril Hanouna avait largement conspué l’audiovisuel public et son financement de 3,8 milliards d’euros par le contribuable. "Avec quatre milliards, on peut en acheter des autos pour la police, on peut faire quelques hôpitaux, on peut même augmenter les enseignants. Privatisez-moi ça !", avait notamment lancé le trublion de C8. Ce jeudi 9 février, Rima Abdul Malak, la ministre de la Culture, est revenue sur cette attaque qu’elle a jugé "inadmissible", sur les ondes de France Inter. "Mais justement, il est en train de relayer cette proposition que Marine Le Pen avait mise dans son programme de privatisation de l’audiovisuel public", a expliqué la ministre. "Si nous n’avions pas cet audiovisuel public aujourd’hui, aurions-nous autant de programmes éducatifs, aurions-nous autant de documentaires, aurions-nous autant de création française sur les chaînes du service public ?", s’est-elle interrogée, avant de réitérer la possibilité que le régulateur de la télévision, l’Arcom, supprime la fréquence mise à disposition de C8.
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"Je suis dans mon rôle quand je rappelle le cadre existant. Il y a des obligations à respecter. Il y a déjà eu une vingtaine d’interventions de l’Arcom, depuis 2019, pour C8 et CNews. Au bout de combien d’interventions l’Arcom pourra-t-elle dire à quel degré les obligations ne sont pas respectées ? C’est le rôle de l’Arcom", a continué la ministre, dans des propos rapportés par nos confrères du Parisien. Elle s’est également inquiétée des velléités de contrôle de Vincent Bolloré, qui détient le groupe Canal +, propriétaire de C8 et CNews. "On a eu un certain nombre d’exemples, dans les derniers mois, les dernières années, qu’il s’agisse de Canal + (…) de Paris Match (…) qu’il s’agisse d’Europe 1, qu’il s’agisse de l’édition. Il y a un certain nombre d’alertes, sur la liberté de création, sur la liberté d’expression", a-t-elle observé.
Audiovisuel public : "Mon enjeu est de préserver l’indépendance", assure la ministre de la Culture.
"Le RN réclame la privatisation de l’audiovisuel public, donc battons nous tous les jours pour éviter qu’il n’arrive au pouvoir", estime @RimaAbdulMalak.#le7930inter pic.twitter.com/rYOlAyAMhs
— France Inter (@franceinter) February 9, 2023
L.C