Invitée dans l’émission de Canal+ En Aparté ce lundi 15 mai, la réalisatrice Maïwenn est revenue auprès de Nathalie Levy sur son parcours et sur sa famille. Elle a notamment profité de son passage dans le programme pour évoquer les femmes présentes dans l’industrie du cinéma. "Il y a toujours eu des réalisatrices, il y en a toujours eu. Maintenant, j’ai l’impression qu’on parle plus des réalisatrices femmes en rappelant qu’il y a des chiffres… Enfin, j’ai l’impression qu’on parle plus des réalisatrices en les victimisant qu’en les mettant en valeur. Moi, je préférais qu’on parle des cinéastes en disant le film d’un tel, mais sans stabiloter que c’est une femme. La meilleure façon d’être féministe, c’est de faire exactement comme les hommes, c’est-à-dire d’exister avec son art, son travail, sans se victimiser, sans revendiquer son sexe, on revendique un cerveau.", a-t-elle expliqué à Nathalie Lévy avant de poursuivre sur son féminisme.
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"Pas de façon radicale. Je suis féministe en aimant les hommes et les hommes sont très féministes. La plupart des hommes que je fréquente, je ne vois pas le potentiel agresseur dans leur regard ou alors j’ai d’autres yeux…", a-t-elle dit. Maïwenn a confié déplorer ce monde où la nuance n’existe plus. "Tous les gens autour de moi sont désolés que ce monde soit restitué avec peu de nuances, c’est comme si les nuances n’étaient plus audibles… Et puis il y a le problème des médias aussi, les médias adorent les discours radicaux, c’est beaucoup plus vendeurs, il y a beaucoup plus de clics, de buzz, tous ces mots-là que je déteste", a-t-elle affirmé.
La réalisatrice Maïwenn fera l’ouverture du 76ème Festival de Cannes ce mardi 16 mai avec son long-métrage Jeanne du Barry. Le casting de cette nouvelle création est composé d’elle-même dans le rôle-titre, de Johnny Depp, de Benjamin Lavernhe, de Melvil Poupaud ainsi que d’India Hair.
MM