Comment se sont passés les préparatifs de La Grande Incruste 2 ?
Camille Combal : C’était encore plus long que le premier ! Le premier a été long parce qu’on s’est pris le Covid la veille du premier tournage avec la fermeture entière du pays. Ça avait quand même ralenti La Grande Incruste comme tout le reste de l’industrie française. Mais sur celui-là, ça a encore pris plus de temps. Nous sommes tributaires des émissions dans lesquelles on va tourner. On a commencé il y a exactement 18 mois : premier tournage avec Mimie Mathy pour Joséphine, ange gardien et on a fini mardi dernier (4 octobre, ndlr), avec Thierry Lhermitte et Olivier Baroux.
Le succès du premier prime vous a-t-il facilité le tournage de ce deuxième opus ?
Il a été beaucoup plus simple parce qu’on a eu la chance que le premier prime soit beaucoup suivi (5 millions de téléspectateurs le 26 décembre 2020, ndlr). Les gens que l’on a appelés pour tourner avec nous ont rapidement répondu « oui ». Après, ce qui est dur, c’est de rentrer dans le planning de tournage. Par exemple, on a tourné avec Audrey Fleurot et Mehdi Nebbou pour HPI… Il fallait être à Lille et en plus au moment où Audrey Fleurot et Mehdi Nebbou tournent ensemble. Je vous laisse imaginer que lorsqu’ils tournent ensemble, c’est déjà très chargé en termes de planning. Donc nous, il faut que l’on s’adapte. Donc très rapide pour avoir des « oui », mais très difficile à monter. Forcément, quand on tourne avec des gens très sollicités, il faut qu’ils trouvent du temps. Ce n’est jamais simple, mais nous y sommes arrivés… Je crois !
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Mask Singer : Qui se cachait donc sous le personnage de la tortue, grand vainqueur de la saison 4 ?
Vous écrivez beaucoup avec votre ami Abdoul depuis plusieurs années. Comment se déroule votre processus de création ?
Je dis que j’écris avec lui mais c’est quand même surtout moi, on ne va pas se mentir (rires) ! Je plaisante, on écrit toujours ensemble avec des potes auteurs que l’on a et qui viennent nous filer main-forte selon les sketchs. On se retrouve toujours avec la même bande. On commence à plusieurs et on finit à deux. Le principe de La Grande Incruste, c’est qu’une fois qu’on a notre idée principale, par exemple avec HPI, on écrit une idée de sketch pour qu’eux acceptent. Ensuite, on doit écrire en fonction du lieu de tournage qu’on nous donne, ce n’est pas nous qui décidons si c’est un commissariat, une scène de crime, etc. On écrit ensuite avec Audrey Fleurot, Mehdi Nebbou, le réalisateur de la séquence, les consultants… Typiquement, avec HPI, il y a le directeur de la police judiciaire de Lille qui les conseille pour que la série soit crédible sur le plan policier. Il est intervenu aussi sur notre sketch pour s’assurer que ça collait tout à fait à l’esprit de la série. Donc on se retrouve avec un ordi bien chargé !
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Comment se passe votre collaboration avec les chaînes qui n’appartiennent pas au groupe TF1 ?
Avec les chaînes concurrentes, nous n’avons pas accès aux différents plateaux, donc on les reconstitue. On a réussi à faire l’un des plus gros succès de l’année des chaînes concurrentes avec les incarnants de leurs émissions, donc c’est cool !
Qu’est-ce qui vous tient particulièrement à cœur dans La Grande Incruste ?
Notre but est de tourner avec les vrais incarnants, sur les vrais lieux de tournage, avec les vraies équipes, les vrais réalisateurs… Donc ça demande que le tournage ait lieu à un moment précis. On ne fait pas une parodie de Ninja Warrior, on est vraiment sur le plateau de Ninja Warrior avec Denis Brogniart, avec Christophe Beaugrand en train de rigoler avec eux. De toutes façons, on n’aurait pas eu l’argent pour reconstituer Ninja Warrior, donc il valait mieux attendre qu’ils tournent !
La Grande Incruste 2 : mardi 18 octobre à 21h10 sur TF1
Benoît Lesueur