Première question à l’ancien prof de philo à Sciences Po : faut-il être cultivé pour apprécier une oeuvre d’art ?
Ali Baddou : Non, et c’est le postulat de l’émission : l’art est accessible à tous. Quand vous voyez les files d’attente devant les musées, les expositions qui cartonnent, l’art contemporain qui s’infiltre dans la mode et les chansons… Tout cela prouve que l’art, c’est la vie.
Quelle place occupe-t-il dans la vôtre, justement ?
Elle est centrale. J’ai eu la chance que mes parents me traînent au musée dès mon plus jeune âge, même contre mon gré. Adolescent, j’ai ressenti une véritable émotion devant le tableau La Ronde de nuit, de Rembrandt, au Rijksmuseum d’Amsterdam. Et quand on rentrait du Maroc, en traversant l’Espagne, on s’arrêtait à Madrid : je me souviens encore de Saturne dévorant un de ses fils, de Goya (au musée du Prado, ndlr).
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Quels invités vous ont le plus bluffé pour leurs connaissances artistiques ?
Michel Hazanavicius m’a médusé : il a une telle passion pour la peinture italienne de la Renaissance qu’elle influence son cinéma. Et Gad Elmaleh est capable de différencier une oeuvre de Pierre Soulages datant de 1972 d’une autre de 1973 !
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Outre la matinale du week-end de France Inter que vous animez, avez-vous des projets ?
Avec La Grande Galerie francophone, nous allons bientôt nous délocaliser en Belgique, au Maroc et en Côte d’Ivoire, pour montrer la dimension universelle de l’art.
La Grande Galerie francophone, à 17h00 sur TV5 Monde