Quelques jolies créatures, tout de vert vêtues, ornées de jolies fleurs… Il n’en faut pas plus pour émoustiller ce cher Antoine de Caunes qui, après avoir sillonné, pour ses précédentes émissions, la Gaule, de haut en bas et de droite à gauche, décide de passer la Gaule au vert. Et cela débouche sur un périple sérieux et rigolo, comme il en a le secret. L’aventure débute à Paris, avec Clément Chapel, qui se présente comme un athlète jardinier ou un écoaventurier d’un drôle de genre. Son truc ? Le plogging. Une activité venue de Suède, qui prend son essor dans le monde. Elle consiste à faire son jogging en ramassant des déchets. Ce Montpelliérain d’origine détient un record du monde qui se résume ainsi : 17 heures de course, 100 kilomètres parcourus et 147 kilos de déchets collectés. À Paris, Clément a ainsi ramassé 858 masques usagés dans les rues. Une pollution à laquelle il espère sensibiliser. Mais ces masques, qu’en faire ? Par l’intermédiaire de Clément, Antoine fait alors la connaissance de Mimi, une clerc de notaire devenue styliste. Depuis le confinement, la jeune femme s’est lancée dans le recyclage en créant sa marque (Le Carnet de Mimi). Des vêtements et des accessoires imaginés à partir de ces masques. Bien évidemment décontaminés, après un passage en machine à 60°C pendant 30 minutes. De quoi titiller Antoine, sans réussir pour autant à le convaincre de changer sa garde-robe plus… classique
PIPI, CACA ET…FERRARI
Ce qui trouble le présentateur lors de cette édition écolo, ce sont les chanteuses et les danseuses de Naturya, la comédie musicale et florale, imaginée par Axel Montel. Sa particularité ? Dénoncer les ravages de la surconsommation avec des paroles chantées en naturyen, une langue imaginaire. Quant aux costumes, conçus avec des végétaux stabilisés pour limiter la consommation de fleurs fraîches, ils sont l’oeuvre du designer floral Gilles Pavant et de son assistant, Benoît Barbin. Plus de 100000 personnes à travers la France ont déjà vu le spectacle. Au cours de son périple, Antoine de Caunes découvre aussi, du côté de Bordeaux, une association nommée La Fumainerie. Son projet consiste à trouver des débouchés pour nos pipis-cacas, rebaptisés « excréta », tout en limitant les émissions de carbone et en réduisant la consommation d’eau potable. Pour finir, il teste en personne le confort des cercueils en carton, imaginés par Brigitte Sabatier, la fondatrice d’abCrémation. Une société française qui propose de limiter l’impact environnemental après son « départ », avec une boîte fabriquée à partir de quatre feuilles de papier recyclé et personnalisable à volonté. "Si vous souhaitez partir dans l’au-delà en Ferrari, comme l’une de nos clientes, c’est faisable. On vous l’imprime sur le cercueil !" Vroum !
La Gaule d’Antoine : mercredi 23 novembre à 21h10 sur Canal+
FRÉDÉRICK RAPILLY