La soirée ne s’est pas déroulée comme la délégation tricolore pouvait l’espérer. Pour l’édition 2023 de l’Eurovision, la France a choisi de miser sur La Zarra, avec son titre Évidemment. Sur la scène de Liverpool, l’artiste de 35 ans a tenté de séduire le public avec une prestation étincelante. Malheureusement, les résultats n’ont pas été au rendez-vous pour La Zarra, qui a terminé à la 16ème place du concours. Au delà de ce classement, la chanteuse a créé la polémique en réalisant un geste en direct qui a été interprété comme un doigt d’honneur adressé au public. Selon La Zarra, il ne s’agissait pas d’une provocation.
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"Bien que je représente la France, j’ai aussi une double culture. Ce n’est pas un geste négatif, au contraire, c’est juste un geste de déception qu’on utilise entre amis. Après, je peux comprendre qu’outre-mer, ce soit considéré comme un autre gestes", a-t-elle affirmé à l’issue du concours. Présent sur place pour commenter la soirée en direct sur France 2, Stéphane Bern était l’invité d’Europe 1 ce mardi 16 mai, dans l’émission Culture Médias. L’animateur est revenu sur cette soirée mouvementée pour la délégation tricolore et a donné quelques éléments sur les coulisses. "Il y a eu une réunion de crise. Comment gérer ce qu’on appelle du damage control. Il y avait Christian Louboutin, le service de presse, Alexandra Redde-Amiel, la cheffe de la délégation française. C’est là où j’ai appris ce qu’était un ‘toz’. C’est un doigt d’honneur en Afrique du Nord. Au Québec, c’est générationnel et culturel. C’est sympathique", a-t-il commencé, tout en précisant que cette justification n’a absolument pas fait l’unanimité.
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Stéphane Bern a ensuite déploré que la France soit perçue de manière quelque peu négative par les autres pays notamment à cause de ces polémiques. D’autant qu’en 2021, des critiques contre l’Hexagone avaient déjà surgi suite à des accusations de consommation de drogue contre le groupe italien Maneskin, qui avait remporté le concours devant Barbara Pravi. "Ce qui me fait rire, c’est qu’on passe auprès des délégations étrangères comme des arrogants. La France passe toujours pour l’arrogante et la mauvaise perdante", a-t-il ajouté.
Aurélien Gaucher