La France a un incroyable talent (M6) – Marianne James : « Le plus orgasmique, c’est de donner un Golden Buzzer »

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 22:19
Julien THEUIL / M6
Fidèle au poste de jurée qu’elle occupe depuis 2018, Marianne James nous confie pourquoi elle aime cette émission. Entretien.

C’est votre sixième saison en tant que jurée de La France a un incroyable talent. Qu’est-ce qui vous fait revenir année après année ? 

Marianne James : Le fait que je m’y amuse beaucoup. Je suis la première téléspectatrice de cette émission. Je m’éclate. Et cela se voit à l’écran, non ? Je serais vraiment une très bonne comédienne si je feignais quoi que ce soit. J’ai un côté Ève Angeli. (Rires) Et qu’elle ne le prenne surtout pas mal ! Mais, alors que je suis très misanthrope et qu’il m’en faut vraiment beaucoup pour m’épater, je continue d’être émerveillée. Et je râle aussi. Beaucoup ! Cette année, c’est un peu la saison de tous les contrastes. Par exemple, je n’ai pas pu m’empêcher de buzzer cette prestation (le 31 octobre, ndlr) avec des petites filles en ballerines, genre mini Sissi, qui dansaient avec leurs papas, comme s’ils étaient des princes. Là, on était au siècle dernier, ou même celui d’avant ! Réveillez-vous, les garçons ! On ne peut plus se présenter à La France a un incroyable talent avec ce genre de numéro ultra daté ! 

On vous voit pleurer parfois pendant certaines prestations… 

Oui, je pleure. Je vois mon rôle dans l’émission comme celui d’une grosse éponge. Vous enlèverez « grosse », s’il vous plaît. (Rires) Je suis une accélératrice d’émotions, le juré aussi, et cela permet aux téléspectateurs de se projeter, de se déterminer, qu’ils soient d’accord avec nous ou pas. Nous avons tous les quatre une oreillette, qui sert très peu et nous relie aux productrices de l’émission. Et quand on est fatigués après cinq ou six heures d’auditions, que le regard devient un peu passif et que ça se voit, on entend Ashley Bensimon qui nous « chuchote » très fort : « Hé ho, je vous ai perdus, là. Réveillez-vous ! » 

Avez-vous l’impression d’avoir changé votre façon de « juger » avec le temps ? 

Pas trop. Comme on dit chez moi dans le Sud, en occitan, je suis « troun de l’air ». Je m’agite beaucoup. Mais il faut aussi des gens plus calmes. Nous avons été castés, avec chacun un rôle bien défini. Il y a la sage Hélène Ségara, très proche des gens, qui est, en fait, une vraie canaille, quand on la connaît un peu. Il y a Éric Antoine : le fou furieux, un peu Géo Trouvetou, un peu inspecteur Gadget, et un peu Doc de Retour vers le futur. Il y a Sugar Sammy, le cousin grincheux avec un coeur de madeleine. Et moi, qui suis la plus âgée, je suis la diva baba, la pasionaria, qui s’emporte sans qu’on la voie venir et peut dézinguer un numéro à tout moment. D’ailleurs, à M6, ils me surnomment « Lino Ventura », pour mon côté truculent et mes expressions à la Audiard. 

Qu’est-ce qui est le plus jouissif : le pouvoir de dire « oui » ou celui de dire « non » ? 

Le plus orgasmique, c’est de donner un Golden Buzzer. On a l’impression d’être la Fée Clochette pour quelques secondes. 

Et vous, si vous n’aviez pas eu une voix, quel incroyable talent auriez-vous aimé avoir ? 

J’aurais aimé être médecin ou savoir cuisiner.   

La France a un incroyable talent, mardi 21 novembre à 21h10 sur M6

Par
Frédérick Rapilly