Après plusieurs participations, vous gagnez enfin La France a un incroyable talent. C’est une revanche ?
Laurence Dufort : Oui, on est très heureux. C’est vrai qu’il y a deux ans, c’était un petit peu dur la défaite. C’est toujours difficile la seconde place. C’est vrai que là, pour tous nos élèves, pour Studio Attitude, pour toutes nos familles, tout le monde, tous les danseurs, il y avait quand même ce goût de revanche. C’est incroyable et c’est une belle revanche. On est très, très heureux !
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Vous avez choisi hier soir de réinterpréter la mythique histoire de Roméo et Juliette après le Joker et Barbie. Pourquoi ce choix ?
En fait, l’idée, c’était vraiment d’avoir un point commun entre les trois choses, c’est-à-dire l’idée du personnage fort, de l’identité cinématographique, etc. Et en même temps, on voulait vraiment avoir quelque chose de très, très différent qui puisse vraiment marquer et que chaque univers ait sa singularité. Je trouvais que Roméo et Juliette, c’était tellement à l’autre bout de Barbie et du Joker que ça me parlait énormément quand on a commencé à travailler là-dessus avec mes chorégraphes et qu’ils m’ont proposé ce thème, j’ai trouvé ça formidable, l’histoire d’amour. Et après, moi, j’ai aussi voulu amener un petit peu la notion d’intolérance et aller chercher quelque chose d’un petit peu plus actuel dans ce Roméo et Juliette.
Pensiez-vous pouvoir gagner l’émission après l’échec de l’année dernière ?
Franchement, quand on a eu le Golden Buzzer avec le Joker, on était vraiment heureux. C’était un moment magique pour moi. Je pense que c’était vraiment ce que je voulais, ce que j’attendais. Je n’étais pas du tout sur le fait de gagner cette émission. Mon but, c’était de montrer mon travail et d’avoir un Golden Buzzer, c’était vraiment la chose qui était un peu un rêve pour moi. Et aller en finale, on était ravis, mais on n’a jamais imaginé en arriver là. Enfin moi, en tout cas, je n’ai pas imaginé pouvoir gagner cette émission. Je n’avais pas trop envie de l’imaginer parce que j’avais peur d’être déçue. C’est vrai qu’on avait déjà été deuxième et troisième. Souvent, on est un peu déçus… Je les avais préparés, mais dans ce sens, j’avais dit : "Non, non. Surtout, on y va pour faire un beau show, pour montrer notre travail, pour montrer à la France notre travail. Il ne faut pas penser à la gagne" (rires).
Quand vous remportez le Golden Buzzer de Marianne James, vous dites-vous que ça y est, c’est dans la poche ?
On était fiers, on était heureux. En tout cas, on s’est vu en finale avec le Golden Buzzer. On s’est dit : "On a vraiment une chance d’aller en finale".
Vous avez participé, en même temps qu’à la version française, à Got Talent España et plus tôt dans l’année à America’s got talent. Quels étaient vos objectifs en participant à toutes ces émissions ?
America’s Got Talent, c’est une collaboration avec Sadek, donc c’est différent, c’est lui qui a insisté pour qu’on le fasse ensemble, puisqu’on avait fait La France a un incroyable talent avec lui. On aime beaucoup travailler ensemble, on avait fait cette émission ensemble et puis, Got Talent España, c’était plus pour justement s’émanciper et faire notre travail, montrer ce qu’on était capable de faire aussi sans lui. Et puis, revenir dans La France a un incroyable talent, c’était le même but, c’est-à-dire montrer notre travail en tant que Mega Unity. C’était complètement fou mais après je dois avouer qu‘America’s Got Talent, c’est une expérience unique. On ne pouvait pas refuser cette opportunité. C’était magique. On est parti trois fois aux États-Unis. Et puis finir troisième, c’était déjà énorme, même si j’avoue que la défaite était un peu dure sur le moment.
Mega Unity a remporté 100 000 euros. Vous êtes nombreux. Comment va se faire le partage du gain ?
Ça ne sera pas pour le studio mais bien pour Mega Unity. On a vraiment des projets. D’abord, professionnaliser Mega Unity, faire une tournée. On a une avant-première à l’Arkéa Arena de Bordeaux le 20 avril 2024. Et on avait vraiment envie de gagner cette émission pour nous ouvrir des portes. On a vraiment envie d’être produits et de faire une tournée en France sur 2024-2025. On a beaucoup envie de faire connaître au grand public notre travail. Et je pense que cet argent peut être un bon tremplin et une bonne façon de réaliser un petit peu nos rêves.
Vous verra-t-on bientôt à la télé dans une autre émission ?
Alors oui, on va avoir d’autres projets à la télé, mais je ne peux pas vous en dire plus (rires). Il y a des choses qui arrivent petit à petit et des projets qui vont arriver dans pas très longtemps.
Il y a eu de nombreux messages de félicitations depuis votre victoire hier mais aussi beaucoup de critiques sur la toile. Que répondez-vous à tous ces gens qui disent que vous ne méritiez pas de gagner ?
Quand on a fini deuxième il y a deux ans, beaucoup de gens aussi étaient derrière nous et ont critiqué les premiers. Je pense qu’il faut comprendre une chose, c’est que quand on est en haut ou quand on arrive premier ou quand on a une ‘reconnaissance’ comme celle qu’on a eue hier, il faut accepter que plus on monte et plus on va avoir des gens qui vont forcément critiquer… Ça va engager forcément la critique et la contradiction et il y aura des gens qui ne vont pas être d’accord. Après, souvent, on dit de la danse que ce n’est pas un incroyable talent et je peux tout à fait comprendre d’ailleurs. Et puis, la notion de talent, au final, qu’est-ce que c’est ? C’est très subjectif. Et être incroyable ? C’est encore plus subjectif ! Je dis à mes élèves et surtout à mes petits, parce que moi, je suis moins jeune qu’eux, donc moins touchée et plus habituée, qu’il faut mieux qu’on parle de vous plutôt qu’on ne parle pas de vous (rires).
Comment Marianne James a-t-elle réagi à votre victoire ?
Elle était ravie ! Elle était très heureuse et très touchée par ce show. C’était très important pour moi de réussir à lui faire honneur après son Golden Buzzer. Je sais qu’on avait beaucoup discuté après notre prestation Barbie et c’est vrai qu’elle m’avait dit : ‘Il va falloir aller loin dans cette recherche’. Elle était très fière, je crois, très contente. Elle m’a dit qu’on le méritait et ça valait beaucoup pour moi de l’entendre parce que c’est quelqu’un que j’apprécie énormément. C’était important pour moi.
Le mot de la fin ?
Un grand merci à tout le staff ! Je suis très reconnaissante de tous les gens avec qui je travaille. C’est un travail d’équipe Mega Unity, je n’ai rien fait toute seule. Ce n’est pas dans mon ADN de faire les choses seule. On est une superbe équipe et je suis fière de mes chorégraphes, fière de mes danseurs. J’espère qu’ils resteront très longtemps avec moi !