Alors, vous êtes heureux de retrouver Pierre Josset, ce vétérinaire contraint de partager son cabinet avec une jeune médecin, Emma Colin, incarnée par Dounia Coesens ?
Michel Cymes : Oui, et le tournage a été aussi sympa que la première fois. Je n’ai pas beaucoup d’éléments de comparaison, mais si, à chaque fois que l’on tourne un téléfilm, l’ambiance est la même que dans La Doc et le Véto, c’est vraiment un très beau métier !
Qu’est-ce qui vous plaît tant dans le fait de jouer la comédie ?
Ça me sort de mon domaine qu’est la médecine pure et dure. Je suis avec une équipe incroyablement bienveillante. Le réalisateur, Thierry Binisti, est d’une bonté absolue. Dès le départ, j’avais expliqué que je n’étais pas acteur et qu’il fallait être gentil avec moi et, surtout, ne pas hésiter à me dire ce qui n’allait pas afin que je progresse.
Ces remarques que l’on peut vous faire vous aident-elles ?
Oui, et je suis demandeur ! Je suis très à l’écoute de tout ce que les gens proposent. J’ai la chance, à Paris, d’être ami avec le comédien Philippe Lelièvre, qui m’aide beaucoup en revisionnant les épisodes avec moi. Et puis, quand il faut refaire une scène parce que l’intention n’est pas tout à fait celle que voulait le réalisateur, on la tourne de nouveau, et tout se passe bien. On ne m’engueule pas, quoi ! (Rires)
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Dounia Coesens vous épaule-t-elle également ?
Oui, c’est une perle ! Je lui prodigue aussi des conseils quand elle a des gestes médicaux à faire. On a une grande complicité. J’ai de la chance dans ma vie professionnelle, car je tombe toujours sur des partenaires avec qui ça accroche tout de suite : Marina (Carrère d’Encausse, pour le Magazine de la santé, sur France 5, ndlr), Adriana (Karembeu, pour Les Pouvoirs extraordinaires du corps humain, sur France 2) ou encore Faustine (Bollaert, pour Voyage au centre de la mémoire, sur France 2).
La série est tournée en Auvergne. Connaissiez-vous cette région ?
Pas du tout ! Je la découvre en faisant pas mal de randonnées. Les gens sont adorables. Quant à la bouffe, il faut faire attention, car on a vite fait de prendre 10 kilos ! Je n’ai presque pas l’impression de travailler, finalement !
À jouer ainsi le vétérinaire, cela ne vous donne-t-il pas envie d’adopter tous les animaux que vous croisez sur le plateau ?
Moi qui ai toujours rêvé d’être vétérinaire et de vivre à la campagne, je suis aux anges ! J’ai adopté l’agneau que j’ai fait naître dans le premier épisode pour lui éviter l’abattoir. Il s’appelle Goulu, comme dans le film, et vit sa belle vie de mouton dans le pré de l’éleveur qui me l’a vendu. Quand je viens tourner, je vais lui rendre visite.
La fin de ce deuxième épisode laisse entrevoir une suite…
Oui, et vous aurez les réponses à vos questions dans les épisodes 3 et 4, que nous tournerons cet été. L’ambiguïté entre la doc et le véto va prendre une autre tournure…
Enfin, qu’en est-il de votre émission Les Pouvoirs extraordinaires du corps humain, sur France 2 ?
Nous avons tourné un nouvel épisode avec Adriana Karembeu, qui, pour une fois, s’attardera davantage sur la conscience et l’esprit que sur l’aspect organique du corps humain. Ça change un peu !
La Doc et le Véto : mardi 17 mai à 21h10 sur France 3
Interview Adeline Quittot