La Carte aux trésors nous embarque sur une Formule 1 des mers

Publié le 2 mai 2025 à 14:48
Fred Morin / Team Sodebo
Le célèbre jeu télévisé relève parfois des défis fous. Comme ce vendredi 2 mai à partir de 21h10 sur France 3, avec une énigme de la rose des vents, organisée sur Sodebo Ultim 3, le bateau du navigateur Thomas Coville. En exclusivité, Télé 7 Jours vous révèle les coulisses de ce moment pour le moins décoiffant. 

Mardi 10 septembre 2024, 8.45 du matin. Entre Quiberon et Belle-Ile-en mer, un maxi-trimaran de 32 m de long survole les flots gris-bleutés de l’Atlantique. Il s’agit du Sodebo Ultim 3 de Thomas Coville, invité inattendu de ce premier numéro de la nouvelle saison de La Carte aux trésors. Le skipper communique son enthousiasme : "Tous les ans, Aline (Bourgeois, son attachée de presse, ndlr) me réserve une surprise comme celle-ci. Il y a quelques années, on avait fait un truc avec Franky Zapata, le type qui vole avec un réacteur dans le dos. Une autre fois, un parapentiste s’est posé sur le bateau. On aime bien, en fait, se mettre un peu entre parenthèses de la compétition, pour faire quelque chose d’insolite. Et là, on est dans un jeu qui me fait marrer. Moi, qui habite à Locmariaquer, j’aime régulièrement faire découvrir mon coin, notre beau terrain de jeu, à des gens de passage, des amis. Là, avec cette émission, j’ai l’impression de faire un peu la même chose, mais pour quelques millions de téléspectateurs."

Une sécurité maximale

Un jeu, certes, préparé toutefois avec sérieux, sécurité oblige. Notamment quand les cadreurs ont dû poser, quelques minutes plus tôt, six caméras GoPro, réparties sur divers endroits du bateau. "A l’avant, où sera attachée la rose des vents, et sur les côtés, pour pouvoir suivre l’arrivée du ou de la candidate sur Sodebo", précise Eric Lawson, technicien audiovisuel chargé d’acheminer le matériel vidéo. Chaque cadreur était accompagné d’un "ange gardien", surnom attribué aux membres de l’équipage, rompus aux déplacements périlleux sur le pont. L’un d’entre eux se montre très explicite : "Il y a des zones dangereuses sur un bateau lancé à pleine vitesse. Une poulie en pleine tronche, ça peut être la décapitation."

Arthur Couette, responsable de l’organisation et de la logistique du tournage, doit justement installer la rose des vents, et assurer la coordination avec le producteur, Pierre-Antoine Boucly. Rencontré la veille au soir, celui-ci nous livrait quelques indices sur le déroulement du tournage à venir. Notamment pour les "beauty shots" : "Avec un cadreur et la cinéflex, boule gyrostabilisée, on filme à parten hélico, pour avoir de beaux plans, avec plus de profondeur. Le pilote peut effectuer des mouvements forts, assez serrés, du pilotage en dérapage. Avec ce genre d’images, on va faire rêver les gens. Ce qui nous excite le plus, c’est de réaliser des trucs un peu compliqués, un peu fous, comme l’année dernière, avec une frégate de la Marine nationale. Là, c’est avec une Formule 1 des mers." Pour satisfaire le producteur – et aussi prendre du plaisir – Thomas Coville et ses hommes ne se font guère prier pour faire décoller leur vaisseau, chronométré à 40 nœuds (environ 74 km/h).

Qui sera le vainqueur ?

Quelques minutes plus tard, il faudra ralentir la cadence, car l’arrivée des candidats est annoncée, chacun à bord de son Zodiac. Le navigateur doit accueillir en personne ces moussaillons de fortune. "Je ne fais pas de connerie si je leur montre où est le balcon ?", s’inquiétait-t-il, un peu avant. La production le rassurait aussitôt, en lui répondant que non : pas question de prendre le risque de voir un candidat se faire éjecter, en cherchant partout, sur le pont, l’endroit en question. Alors, qui de Marine ou de Daniel, les protagonistes de ce soir, posera en premier le pied sur la merveilleuse machine volante de Thomas Coville ? Une chose est sûre, les deux se souviendront de cette incroyable expérience. 

Par
Frédéric Lohézic