Koh-Lanta (TF1) : « Je m’en veux de ne pas être allée plus loin », Océane exprime quelques regrets suite à son élimination

Publié le 23 avril 2024 à 21:57
TF1
Ce mardi 23 avril, TF1 a diffusé un nouvel épisode de Koh-Lanta. Pour ce numéro, ce n'est pas un candidat mais bien deux qui ont quitté l'aventure. Océane qui a perdu lors de l'épreuve éliminatoire est revenue, pour Télé 7 jours, sur son parcours exemplaire. 

Pourquoi avoir voulu participer à Koh-Lanta ?

Océane : À la base, j’ai voulu participer à Koh-Lanta pour faire rire mes amies. Ce n’était pas du tout quelque chose que j’avais pris sérieusement… Ce n’était pas un projet très sérieux. C’est-à-dire que j’ai postulé en me disant : "Écoute, on verra bien, ça fera rire mes amies". Elles savaient que j’ai peur un peu des insectes et que je suis loin d’être une aventurière dans la vie. Je ne pensais vraiment pas qu’on allait me prendre pour la suite. Et puis finalement, je me suis bien prise au jeu et je me suis dit qu’il fallait vraiment aller au bout et vivre un truc de fou. On a qu’une seule vie et il faut en profiter à fond. Ça, ça faisait partie des défis que j’avais envie de relever.

Pensiez-vous pouvoir aller aussi loin dans la compétition ?

Non, je ne le pensais vraiment pas car je ne savais pas contre qui j’allais me mesurer, mais je savais que forcément, il y aurait des fans et des gens qui se seraient préparés depuis un long moment. Alors que moi, j’arrivais un peu comme un cheveu sur la soupe (rires). Je ne m’attendais pas à aller aussi loin. Du coup, je ne m’étais pas forcément fixée d’objectif. Je m’étais dit : "Allez, tu donnes tout ce que tu peux et tu avances step by step pour ne pas être déçue".

Vous vous êtes quand même préparée pour intégrer Koh-Lanta ? 

Oui quand même (rires). Je me suis inscrite à la salle et à partir du moment où ils ont commencé à me rappeler, suite à ma candidature, je me suis un petit peu plus entraînée. Mais après, il faut dire qu’on n’a pas non plus énormément de temps entre le moment où l’on nous dit oui, et celui où l’on part. On a un délai d’à peu près trois semaines… En plus, avec trois enfants et mon boulot qui est très prenant, c’était compliqué de tout concilier. 

Psychologiquement, comment on se prépare à laisser ses trois enfants derrière soi ? 

C’est ce qui a été le plus compliqué dans l’aventure pour moi. C’est-à-dire que s’y préparer, sur le moment, ça a l’air facile mais je comptais surtout sur mon mari ou même ma belle-mère qui est venue pour les garder avec mon mari, pour leur faire comprendre. C’est vrai que je me suis beaucoup appuyée sur eux. Je comptais sur eux pour leur donner le maximum, pour que le manque soit le moins important. Mais pour moi, j’avoue que c’est ce qui a été le plus compliqué dans l’aventure. Tout au long de l’aventure, c’est l’éloignement avec les enfants et mon mari qui a été dur à vivre. 

Est-ce qu’à un moment, vous avez songé à abandonner ?

Non, franchement, je n’ai jamais voulu abandonner. Après, c’est vrai que j’ai eu une baisse de morale sur l’épreuve de ce soir et les quelques jours qui l’ont précédée. Entre le parcours du combattant et là, je ne vous cache pas que j’ai eu un gros coup de mou. Mais à aucun moment, je me suis dit : "J’abandonne, j’arrête". Je me suis dit que je ne pouvais pas partir pour partir et qu’il fallait que j’aille au bout de la chose. 

Vous avez eu peur lors du conseil de la semaine dernière ? 

Je vivais les choses au jour le jour. Après, je ne vous cache pas que les choses qui se passent avant, comme le fait qu’ils aient tous voté contre moi, ça m’a mis un coup… Je me suis dit : "Tiens, c’est fou, on les rencontre et la première personne contre qui ils veulent voter à l’unanimité, c’est moi…". Je n’arrivais pas à comprendre. Alors après, en voyant un peu les explications de certains, je me dis que c’était infondé et surtout pour taper sur quelqu’un qui ne s’y attendait pas mais sur le coup c’était difficile.

"Je suis quand même fière de moi d’être allée jusque-là"

Ça a été la douche froide de découvrir que l’épreuve était éliminatoire ce soir ?

Ça a été une surprise immédiate. Même si sur le camp, au moment où on reçoit la bouteille, il me semble que j’évoque à un moment le fait que ça pourrait peut-être être éliminatoire. On parle de "destin en commun", mais on n’y croit pas parce qu’on part sans nos sacs, donc on ne s’attend pas du tout à ce qu’on nous fasse sortir. Quand Denis Brogniart nous dit ça, c’est donc bien la douche froide… Je n’étais vraiment pas bien dans mes baskets, je n’ai pas eu le mental qu’il fallait pour aller au bout de cette épreuve. C’est tout. Je me sentais aussi très affamée, mais bon, c’est le jeu.

C’est frustrant de sortir sur une telle épreuve ?

Je suis plutôt mitigée mitigée. C’est frustrant parce que d’un côté, on peut s’en prendre qu’à soi-même, mais sortir en plein conseil avec des votes de personnes qu’on considère ou avec qui on vit une aventure, je pense que c’est tout aussi compliqué à vivre. Mais sortir sur une épreuve où on ne peut s’en vouloir qu’à soi-même reste compliqué parce qu’on s’en veut plus longtemps. On ne peut pas se dédouaner (rires) donc ça complique les choses. Je m’en veux beaucoup.

Vous êtes quand même allée loin dans l’aventure. Fière ? 

Oui, bien sûr, je suis quand même fière de moi d’être allée jusque-là. Surtout quand on voit l’état d’esprit dans lequel j’avais abordé cette aventure à la base (rires). Je me dis : "Purée, finalement, je suis allée loin". Et puis, quand on voit mes capacités, et mon quotidien avant l’émission entre mes trois enfants, mon mari, mon entreprise et pas vraiment de sport, je me dis que je m’en suis pas mal sortie (rires). Il y avait quand même beaucoup de choses à gérer qui auraient pu faire baisser les bras. Après, j’avoue que je m’en veux de ne pas être allée plus loin parce que je sais que j’avais encore les capacités physiques pour le faire. 

Ça s’est passé comment avec Denis Brogniart ? 

Ça se passe comme on peut l’imaginer (rires). C’est-à-dire que c’est quelqu’un qui est très professionnel. Il amène un côté très rassurant dans l’émission je trouve. En tout cas, nous, en tant que candidat, on se sent bien pris en charge et on boit ses paroles (rires). Évidemment, c’est quelqu’un de très humain, donc de temps en temps, bien sûr, avant les épreuves, il nous disait quelques mots motivants pour qu’on essaie d’aller jusqu’au bout afin de ne pas avoir de regrets. 

Qui voudriez-vous voir gagner l’aventure ? 

Forcément, je m’attends à ce que ce soit un des cinq jaunes qui reste mais je ne pourrai pas vous dire plus parce qu’on est quand même une équipe. On s’entend franchement bien et pour moi l’important, c’est que ce soit un des jaunes qui l’emporte. Je serai très très très heureuse et c’est normal que je prêche pour ma paroisse (rires).

Par
Kahina Boudjidj