Kim Novak, l’âme rebelle de Hollywood (Arte) – Comment le racisme a brisé sa relation avec Sammy Davis Jr.

Publié le 12 mars 2023 à 14:22
© Kim Novak Paramount Pictures - Alfred J. Hitchcock Productions
Tout au long de sa carrière l'actrice américaine, n'a cessé de lutter pour échapper à son destin de star aux ordres, témoigne de son inaltérable liberté...

C’est par le génie maniaque de Hitchcock, qui a fait d’elle en 1958 l’héroïne de "Sueurs froides", que Kim Novak est entrée dans la légende du cinéma. Mais c’est presque par hasard que, cinq ans plus tôt, la timide gamine de 20 ans, arrivée à Hollywood à la faveur d’un boulot d’été pour financer ses études aux Beaux-Arts de Chicago, est repérée par le tyrannique patron de la Columbia, Harry Cohn…

L’autre Marilyn 

Au début des années 50, Harry Cohn, le « Mogul » de la Columbia, veut remplacer sa star, Rita Hayworth, pour concurrencer le succès de Marilyn Monroe. Il flashe sur les photos d’une mannequin de 20 ans, égérie d’une marque de réfrigérateurs. Signe du destin, elle s’appelle Marilyn… Novak ! Qu’importe, elle changera de nom. Premier bras de fer avec le studio. Elle conservera son patronyme : Kim Novak est née. 

Blonde hitchcockienne 

En quelques rôles, elle devient un sex-symbol, mais souffre de n’être adulée que pour son physique. Ses films (Picnic, L’Adorable Voisine…) font bientôt plus d’entrées que ceux de John Wayne et Marilyn réunis ! Hitchcock l’engage pour Vertigo, un tournant : « C’est la première fois que je me suis sentie libre dans mon jeu. » À la ville, refusant la liaison de l’actrice avec le crooner Sammy Davis Jr. parce qu’il est noir, Cohn (auquel elle avait arraché un salaire multiplié par 4) fait menacer de mort par la mafia son amant. Fin de la love story ! 

Heureuse, loin de Hollywood

Féministe rebelle au coeur du système, elle met fin sans préavis à sa carrière en 1966 pour se consacrer à la peinture. Son mari, vétérinaire, l’a séduite, dit-elle, parce qu’il ignorait qui elle était !

Kim Novak, l’âme rebelle de Hollywood, dimanche 12 mars à 23h00 sur Arte

Julien Barcilon

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