On a bien failli enterrer Le Mag de la santé l’an dernier. Comment a-t-il été réanimé ?
Jimmy Mohamed : Il a été sauvé in extremis : un massage cardiaque, et le coeur est bien reparti. (Rires) On est soulagé que l’émission soit prolongée, pour très longtemps, je l’espère. Ce magazine de service public, qui existe depuis vingt-cinq ans, a une base solide de téléspectateurs. Beaucoup de patients, d’associations, de soignants et de scientifiques se sont mobilisés pour le sauver. France Télévisions a donc décidé de le garder tout en le renouvelant…
En quoi vous paraît-il utile aujourd’hui ?
Depuis la crise du Covid, on a vu émerger des thèses complotistes et beaucoup de fake news. On a besoin d’une information médicale fiable, validée par les pairs et la science. Le Magazine de la santé en est le garant !
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Quel est votre état d’esprit au moment d’en reprendre seul les rênes ?
Je suis hyperexcité, heureux et un peu stressé, parce que c’est une sacrée responsabilité. Mais j’ai hâte d’instaurer un nouvel élan, tout en gardant des codes. Il s’agit d’alerter sur la santé, en alliant sérieux, humour et bienveillance. On peut évoquer le prolapsus rectal, sans faire une blague graveleuse autour du rectum. Mais on a le droit d’avoir un fou rire en parlant d’anus. Notre objectif est d’être pédagogique et très ludique.
À quoi ressemble ce nouveau magazine ?
Il commence par un journal d’actualité de 10 à 15 minutes, avec un reportage pour décrypter une information médicale qui a circulé. Vous avez entendu parler d’un nouveau médicament contre Alzheimer ? On vous dit s’il est ou non porteur d’espoir. On donne aussi des infos insolites qui permettent de s’amuser sans se moquer… Enfin, le nouveau format, Le Pouls de la France, montre les initiatives positives prises dans les territoires pour répondre à des problématiques concrètes, comme le manque de médecins traitants.
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Qui dit magazine, dit aussi chroniqueurs…
Tout à fait ! La santé, ce n’est pas seulement « J’ai mal au ventre » ou « J’ai un cancer ». C’est aussi l’alimentation, le sommeil, la sexualité, les neurosciences, l’hygiène et même la culture. On s’est donc entouré d’une bande d’experts, les meilleurs dans leur domaine, qui répondent aux questions du public et donnent des conseils pratiques. Chaque jour, deux ou trois sont présents autour de la table, au côté de Rym Ben Ameur, relais historique entre le mag et les téléspectateurs…
Quels sont les nouveaux visages qui rejoignent Marine Lorphelin, Énora Malagré et toute la bande d’habitués ?
Je peux vous citer Pauline Déroulède, la championne de tennis fauteuil, qui parle de santé en rapport avec le sport. Et si elle peut évoquer le handicap, ce n’est pas non plus une obligation. Joëlle Goron, elle, traite sans tabou du bien-vieillir et casse les idées reçues sur les seniors. Et chaque vendredi, on donne une carte blanche à des humoristes pour un billet sur la santé. À eux de nous surprendre !
Reverra-t-on Marina Carrère d’Encausse et Michel Cymes sur votre plateau ?
Ils y seront toujours chez eux ! Je vais essayer d’être à la hauteur de ce qu’ils ont créé et fait durant les vingt-cinq dernières années. Je veux montrer qu’ils ont eu raison de me faire confiance.