« J’étais affamée et acharnée » : comment Léa Salamé a « réglé » ses « nombreuses failles » ?

Publié le 7 janvier 2022 à 12:20
Berzane Nasser/ABACA
Dans les colonnes de Stratégie cette semaine, Léa Salamé explique comment elle s'est améliorée dans son métier à l'aube de la présidentielle de 2022.

En tant que coanimatrice de la matinale de France Inter, du prime time politique Élysée 2022 et de l’émission hebdomadaire On est en direct, avec Laurent Ruquier sur France 2, Léa Salamé sera la femme qui interviewera le plus de politiques durant la campagne électorale pour 2022. C’est ce qu’explique le magazine Stratégie, ce mois-ci, qui l’a interviewé.

Et tandis que ce grand évènement politique marquera la "fin d’un cycle" pour Léa Salamé, qui imagine "sûrement décélérer" après, des leçons ont été tirées. Elle admet en effet qu’elle avait un petit défaut à gommer : "Étant une femme dans un milieu très masculin, j’ai eu besoin d’en faire un peu trop pour exister et me faire respecter à mes débuts. Mais ça va mieux. Je coupe encore peut-être trop la parole. C’est mon défaut de passionnée".

Elle qui avait un fort "besoin de reconnaissance" et "l’envie du succès" dit avoir "réglé (ses) nombreuses failles", à présent. Elle assure : "Venant du Liban, arrivée à Paris à 5 ans, j’ai eu besoin d’exister plus que d’autres, comme tous les exilés. J’étais affamée et acharnée. Quand je faisais mes études, Le Monde et France Inter me faisait rêver. Intégrer cette radio il y a sept ans a apaisé mes angoisses et cette volonté folle que j’avais de ‘prouver’".

Pour trouver de la puissance, la compagne de Raphaël Glucksmann a appris d’autres femmes, comme Christine Lagarde, Anne Hidalgo, ou Carla Bruni. Elles lui auraient montré comment "dépasser ses peurs et à accepter de déplaire (…) être centrée, en se sentant à sa place". De quoi la rendre redoutable pendant ses prochaines interview de la saison.

F.A

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