Jeff Panacloc : « Je pense de plus en plus que Jean-Marc est mon double maléfique » (TF1)

Publié le 23 décembre 2022 à 15:35
©Rubenshazon
Avec son troisième spectacle, celui qui a remis au goût du jour la ventriloquie aborde des sujets comme la pandémie ou la paternité, toujours accompagné de l’affreux Jean-Marc, sa marionnette.

Avec ce show, faut-il s’attendre à des montagnes russes émotionnelles ? 

Jeff Panacloc : Oui, complètement. Je pense que ce spectacle peut aussi surprendre en termes d’humour. J’ai essayé d’apporter de la nuance, de provoquer des réactions inattendues chez le spectateur, qui a toujours envie de nouveautés, tout en retrouvant l’ADN de l’humoriste. C’est un savant mélange. 

Vous êtes accompagné, évidemment, de l’irrévérencieux Jean-Marc, votre marionnette, mais il y a également des invités « surprise » et notamment Michel Variant… 

C’est un personnage qui n’existait pas à l’origine. Je lui ai bien sûr donné vie pendant la pandémie, avec mon équipe, pour le mettre en scène dans des vidéos. Après les différents confinements, quand on a vu que les langues se déliaient sur le sujet du Covid, que l’on pouvait aussi en rire, je l’ai intégré au spectacle. 

On fait également connaissance avec l’enfant de Jean-Marc. Est-ce que c’est une manière d’aborder votre propre paternité ? 

Oui, même si Jean-Louche est un fils très particulier ! (Rires) C’était aussi une façon de mettre Jean-Marc à l’amende, d’avoir quelqu’un de plus fort que lui pour les reparties. Je pense que cette relation parle aussi à beaucoup de parents, surtout ceux qui se font, parfois, « dominer » ou manipuler par leurs enfants. 

Il vous arrive d’apparaître sur scène sans Jean-Marc. Est-ce une manière pour vous de vous tester en solo ? 

Non, pas du tout. Ce n’est même pas une envie. Il y a assez d’humoristes sur la place de Paris. Mes personnages sont ma valeur ajoutée. Mais c’est vrai que j’aime, de temps en temps, être seul sur scène et parler au public avec sincérité. C’est un bon équilibre, plus assumé que sur mes précédents spectacles. À l’époque, j’avais peur que les gens se disent : « Vas-y, dépêche-toi, on veut voir Jean-Marc ! » 

Vous permet-il de dire toutes les horreurs que vous ne pourriez pas vous autoriser ? 

J’ai pris l’habitude de répondre que non, mais je pense de plus en plus qu’il est mon double maléfique. J’aime l’idée que les gens se demandent si ses propos reflètent le fond de ma pensée ou non. Quand j’ai commencé, Patrick Sébastien m’a dit de pousser le curseur de l’irrévérence encore plus loin. C’est ce qui a fait le succès de notre duo, à Jean-Marc et moi. Pour ce troisième spectacle, j’ai carrément lâché les chevaux ! (Rires) 

Justement, est-ce que TF1 a prévu de « biper » Jean-Marc ? 

(Rires) Non ! J’ai appris qu’il y avait un « groupe de censure » qui a regardé le spectacle avant la diffusion, et aucune coupe n’a été demandée. Ça va sûrement faire sauter certains au plafond, mais j’assume, tout cela est de l’humour. 

Jean-Marc se moque vertement de Vitaa dans le spectacle. L’aviez-vous prévenue, avant de participer à Mask Singer à ses côtés dans le jury ? 

Oui, je lui avais envoyé un message. Je suis quelqu’un de sincère et d’un peu timide dans la vie. Je n’avais pas envie d’arriver sur le plateau, la boule au ventre, de peur qu’elle ne découvre le sketch. Elle a été touchée que je la mette au courant. Aujourd’hui, on en rigole tous les deux. 

Jeff Panacloc Adventure : vendredi 23 décembre à 21h10 sur TF1

INTERVIEW AMANDINE SCHERER 

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