Vous avez déjà remporté Ninja Warrior, l’année dernière. Pourquoi avoir remis votre titre en jeu ?
Jean Tezenas du Montcel : J’avais le choix entre garder le statut de gagnant et "la légende" qui va avec, ou m’amuser. Le statut ne m’intéressant pas, j’ai préféré m’amuser. Je n’ai pas vraiment hésité.
Avoir déjà gagné, c’est un stress en moins, ou un stress en plus ?
Un peu des deux. Un stress en plus, dans le sens où tout le monde m’attendait au tournant. Mais c’était surtout un stress en moins, car je n’avais plus rien à prouver. C’était une position plutôt agréable.
Avez-vous suivi un entrainement en vue de cette participation ?
Non, pas particulièrement. J’ai fait du sport, de l’escalade, comme je le fais d’habitude. De manière peut-être un peu plus intense, mais c’est tout. Je ne me suis pas spécifiquement entrainé sur les obstacles, dans des salles spécialisées, comme d’autres candidats peuvent le faire.
Quel obstacle des qualifications appréhendiez-vous cette année ?
Le boulier, en demi-finale. Car j’étais presque tombé dessus, lors de la saison 1. J’avais trouvé ça très instable. Mais cette fois, ça s’est bien passé.
Y a-t-il un concurrent que vous craignez particulièrement ?
Il n’y en a pas un, mais plusieurs ! Il y a bien sûr les vieux briscards du parcours, comme Nicolas Cerquant et Charles Poujade. Mais aussi les deux petits jeunes, Antoine et Clément Gravier. Je m’entraine avec eux tous les jours, donc je sais à quel point ils sont forts.
On vous a surnommé "le lion en cage", en référence à votre grande concentration, quelques minutes avant de vous lancer. Dans quel état d’esprit êtes vous dans ces moments là ?
Je m’oblige à être extrêmement concentré, et je me noie dans ma musique. C’est pour ça que je donne cette impression là.
Quelles musiques écoutez-vous pour vous concentrer ?
On me pose tout le temps cette question, c’est pourquoi j’ai mis toute ma playlist sur mon compte Instagram. J’écoute principalement des musiques de rap. Pas du Jul hein, plutôt du I AM.
Comme toutes les émissions de télévision, Ninja Warrior a dû se plier à des règles sanitaires stricts. Ça vous a impacté, d’une manière ou d’une autre ?
C’était ennuyant (rires)… Ce n’était pas drôle, mais ça n’a rien changé en soi.
A-t-on une chance de vous voir dans d’autres émissions de télévision ?
Je n’ai pas vraiment eu de proposition. Je pense que Ninja Warrior n’est pas l’émission qui génère le plus d’attachement aux candidats. Si quelque chose d’intéressant se présente à moi, je suis ouvert. D’ailleurs, je viens d’avoir une proposition pour un programme emblématique de France Télévisions. Ce n’est pas encore sûr, mais ça m’amuserait de le faire.
Seriez-vous tenté par Koh-Lanta ?
Koh-Lanta, je pense qu’on m’en parle à peu près 100 fois par jour (rires). Tout le monde me dit "Tu devrais faire Koh-Lanta !". Ça m’amuserait de le faire, mais je crois que la production est fermée à l’idée qu’un "Ninja Warrior" y participe.
Ndlr : selon nos informations, pour le casting de Koh-Lanta, toute personne ayant participé à une émission de télévision auparavant est écartée du casting, au profit des "anonymes".
Partant pour la saison 6 de Ninja Warrior ?
C’est en discussion. Après, la Covid chamboule tout. Donc je n’ai pas d’infos pour l’instant. Mais pourquoi pas !
Interview par Camille Sanson