Jean-Marc Morandini de nouveau face à la justice : l’animateur de Crimes et faits divers jugé pour diffamation

Publié le 19 janvier 2023 à 8:15
ABACA
C’est ce jeudi que devrait s’ouvrir, devant le tribunal correctionnel de Grenoble, le procès pour diffamation contre Morandini intenté par un chirurgien cité dans un reportage de Crimes et faits divers (NRJ12). "Une sacrée erreur journalistique", selon le plaignant.

"Spéciale erreurs médicales : ils ont brisé nos vies". Tel est le titre d’un numéro de Crimes et faits divers diffusé le 5 octobre 2020 sur NRJ12. L’émission, présentée par Jean-Marc Morandini, a notamment cité un chirurgien grenoblois, le docteur V., spécialiste du dos et déjà poursuivi par des patients pour des "opérations non justifiées et ayant entrainé des complications". "Une instruction est actuellement ouverte contre le praticien pour « blessures et homicides involontaires », car deux patients sont décédés", souligne Le Parisien/Aujourd’hui en France.

Dans cette partie du reportage intitulée « Le chirurgien de l’horreur aux 80 victimes », un homme témoigne après une opération ratée de la hanche. Affirmant avoir été opéré du mauvais côté, ce témoin clamait alors ne pas avoir eu "un mot d’explication" après cette grave erreur médicale qui a eu lieu en 2014. Problème : cet homme présenté comme une victime du Docteur V a en réalité été opéré par un autre praticien. Incriminé par l’émission de NRJ12, le Docteur V a porté plainte pour diffamation à l’encontre de Jean-Marc Morandini, des producteurs de l’émission Ne Zappez pas et Carson Prod ainsi que contre Guillaume Perrier qui était le directeur de NRJ 12 à l’époque de la diffusion.

Selon nos confrères, le témoignage de cette victime était en fait tiré d’un entretien réalisé en 2018 par France 3 sans que le logo de la chaîne n’apparaisse dans l’émission de NRJ12. "Contacté par la juge d’instruction, France Télévisions a indiqué « ne pas avoir reçu de demande concernant ce sujet", raconte Le Parisien. Le patient n’aurait pas non plus été appelé pour donner son accord pour cette diffusion. Une situation que déplore l’avocat du chirurgien qui, contacté par nos confrères, dénonce des "méthodes de voyou", "un travail profondément malhonnête" et une "sacrée erreur journalistique". L’avocate de la partie adverse affirme, elle, que "rien ne démontre la mauvaise foi" de ses clients.

Le procès qui doit s’ouvrir ce jeudi 19 janvier pourrait être reporté "à la demande des avocats concernés" et une nouvelle audience devrait être programmée « dans les trois mois ».

Clara Kolodny

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