Vous reprenez la case occupée depuis dix-huit saisons par Plus belle la vie. Cela vous met-il la pression ?
Jean-Luc Lemoine : J’ai beaucoup de respect, à la fois pour la série et pour ses nombreux fans, qui n’ont sans doute pas encore fait le deuil du programme. Mais je ne considère pas que l’on prend la place de la série. D’ailleurs, le chef Mory Sacko est passé avant nous (les rediffusions de Cuisine ouverte n’ont pas rencontré le succès espéré, ndlr). Nous reprenons juste une case laissée vacante. L’objectif, à terme, est d’installer un programme sur les Jeux olympiques (présenté par Carole Gaessler au printemps, ndlr). Nous sommes donc là de manière provisoire. À nous maintenant de profiter au maximum du temps que l’on nous offre pour que le public y trouve son compte.
C’est quand même un beau pari que l’on vous demande de relever ce soir, non ?
Oui, et ça me fait plaisir. L’émission hebdomadaire entre dans sa quatrième saison et marche de mieux en mieux. Nous avons réussi à fédérer un public fidèle. Faites qu’il nous suive aussi en semaine ! Et on espère attirer de nouveaux téléspectateurs.
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Comment allez-vous adapter le programme en quotidienne ?
Nous allons revisiter les numéros que nous avons déjà proposés dans la case du samedi. Nous les remontons pour pouvoir proposer, chaque soir, de nouvelles thématiques, des jeux, etc. dans un format de vingt-six minutes (contre 1 h 30 le samedi). C’est une idée de France Télévisions, en accord avec la production.
Le samedi 24 décembre, le programme dans sa version hebdomadaire a rassemblé 1,31 million de télé spectateurs, un record ! Cela a dû convaincre la chaîne à vous passer en quotidienne ?
Je ne sais pas, mais il est vrai que la version du samedi réalise de bons scores… En tout cas, c’est une belle marque de confiance et une magnifique exposition pour le programme.
Comment vous expliquez-vous ce succès ?
C’est une émission tout simplement feel good. Elle fait du bien, d’après les retours que l’on nous en donne. Elle convoque pas mal de souvenirs, tant au niveau de l’humour que musical. Et sur ce créneau, nous n’avons pas ou peu de concurrence.
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En revanche, celle-ci se fera au niveau de la case horaire, avec face à vous : Quotidien (TMC), C à vous (France 5) et Touche pas à mon poste ! (C8)…
Oui, j’ai bien connu ce carrefour concurrentiel quand j’étais justement chroniqueur à Touche pas à mon poste ! Mais ce programme est vraiment une contre-proposition par rapport à tout ce qui est diffusé en face, à cette heure-là.
Entre vos chroniques sur Europe 1 (Historiquement vôtre avec Stéphane Bern et Culture Médias avec Philippe Vandel), la télévision et la tournée de votre spectacle, Brut, votre emploi du temps est chargé en ce début d’année…
C’est une chance. Mais je ne vous cache pas que mes nuits sont très courtes, que mes enfants ne me reconnaissent plus et m’appellent "Monsieur" quand je les croise… À part ça, tout va bien !
Samedi d’en rire, la quotidienne : du lundi au vendredi à 21h20 sur France 3
INTERVIEW THOMAS GAETNER