« Je suis meurtrie par la violence de ce que j’entends » : Faustine Bollaert se confie sur la gestion de ses émotions dans Ça commence aujourd’hui (VIDÉO)

Publié le 5 septembre 2023 à 10:09
Alors qu'elle a fait son retour avec de nouveaux numéros de Ça commence aujourd'hui, Faustine Bollaert s'est confiée sur la gestion de ses émotions face aux témoignages lourds qu'elle entend quotidiennement dans son émission...

Faustine Bollaert attaque sa 7e saison à la tête de Ça commence aujourd’hui. Pour l’occasion, le plateau a fait peau neuve en apportant quelques modifications de décoration. L’émission, elle, garde la même formule, partageant chaque jour des témoignages puissant sur divers sujets. "Nous sommes de plus en plus copiés, concurrencés. Il ne faut surtout pas se relâcher. Nous faisons beaucoup d’efforts pour nous renouveler, dénicher des sujets qui n’ont pas encore été traités, afin de continuer à surprendre les téléspectateurs. Le décor change aussi pour me permettre plus de déplacements sur le plateau. Et l’on réfléchit à une émission spéciale, à l’occasion de la 1000e, qui devrait être diffusée en octobre ou en novembre", déclarait récemment Faustine Bollaert lors d’un entretien pour Télé 7 Jours.

Ce mardi 5 septembre, Faustine Bollaert était présente dans l’émission Sud Radio Média. L’animatrice de France 2 s’est ainsi confiée sur la relation qu’elle entretient avec ses invités dans Ça commence aujourd’hui : "Je les rencontre juste sur le plateau avant, parce que j’ai envie de les détendre un petit peu, parce quand ils me voient parfois ils sont impressionnés parce qu’ils ont l’impression de rentrer dans leur télé. Je leur explique qu’on va se détendre et qu’on est vraiment comme si on prenait un café ensemble. Je leur explique parfois pourquoi ce sujet me touche. (…) Donc il y a aussi une complicité qui naît."

Faustine Bollaert a également expliqué qu’elle se préparait psychologiquement lorsque ses émissions abordaient des thèmes lourds : "En tout début de semaine, ma productrice m’envoie les thèmes où elle sait que je vais me prendre un camion dans la tronche. Par exemple, en direct vendredi, on va parler de personnes qui se sont suicidées sur leur lieu de travail. Elle me prépare avant parce que c’est très violent. Donc il y a une petite musique toute la semaine où je me prépare à ce que je vais écouter."

Malgré sa préparation, Faustine Bollaert ne cache pas qu’il peut être difficile pour elle d’encaisser quotidiennement les témoignages bouleversants de ses invités : "Je suis surtout assez meurtrie aussi par la violence de ce que j’entends. J’ai souvent les épaules très lourdes et accablées de la noirceur de ce que j’entends. Ça fait relativiser ceux qui nous regardent. Moi, évidemment, ça remet l’église au milieu du village, mais ça a aussi un prix. Je ne suis pas thérapeute, je n’ai pas forcément les capacités. On ne m’a pas appris à distance. J’arrive aujourd’hui à avoir de la discipline, à réussir à me protéger, à trouver une routine pour éloigner un peu les émotions fortes. Mais ça n’est pas sans conséquence. Moi-même je suis devenue quelqu’un d’inquiet. Il y a des périodes, où quand on est aux mois de novembre-décembre, quand on fait des thèmes un peu lourds, c’est moins facile à entendre."

Par
Benoît Lesueur