L’affaire avait commencé en mars 2021, avec la diffusion du documentaire "Je ne suis pas une salope, je suis une journaliste", sur Canal+. Marie Portolano et une consœur y accusaient le journaliste Pierre Ménès d’agressions sexuelles. Suspendu avant de quitter la chaîne, le commentateur sportif fait depuis janvier dernier l’objet d’une enquête devant le parquet de Nanterre.
Et pour celle qui l’a accusée, le combat initial a perdu de son sens. Comme elle le confie à L’Équipe, ce 14 mars, Marie Portolano voulait "aider les femmes, pas détruire un homme" en témoignant. Aujourd’hui, elle s’inquiète du sort de Pierre Ménès, et avoue qu’elle s’est demandé "que va-t-il devenir à cause de moi ?" à mesure que l’affaire prenait des proportions.
Si elle a arrêté de s’en vouloir, c’est parce que "les combats se mènent aussi en faisant tomber de grandes figures", confesse Marie Portolano. Malheureusement, elle a bien peur qu’on ait perdu de vue ce qu’elle voulait faire en brisant le silence.
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Elle explique en effet que son documentaire avait pour but de "s’attaquer à un système", et qu’au final, ce même système lui avait volé ce qu’elle avait envie de raconter. Marie Portolano assure ainsi : "Je ne voulais pas raconter un homme, un agissement, mais tout ce qui a permis à certains hommes de se comporter ainsi pendant des années. Donc je me suis dit: c’est terminé, le message ne passera pas".
Aujourd’hui animatrice sur M6, si elle a fait ce triste constat, elle doit néanmoins être "prochainement auditionnée par le parquet" pour témoigner des agissements de Pierre Ménès.
F.A