Comment se réinvente-t-on quand on entame la huitième saison d’une émission comme Ça commence aujourd’hui ? Est-ce que l’on s’ajoute des contraintes pour corser les choses ?
Faustine Bollaert Non, mais j’ai un peu « redécouvert » l’animation grâce à la radio, puisque les enregistrements de Héros, pour RTL, ont débuté avant ceux de Ça commence aujourd’hui. Sur France Télévisions, je représente le service public − je ne dois jamais l’oublier −, ce qui me contraint parfois à me corseter, d’une certaine manière, lorsque j’évoque des sujets sensibles. Sur RTL, on ne cesse de me pousser à montrer davantage ma personnalité. J’ai l’impression d’y être plus naturelle. Je suis affranchie de l’image. Il y a une plus grande intimité. Je reçois les invités en tête-à-tête… Tout cela m’a ouvert des perspectives. Mes producteurs télé m’ont aussi incitée à aller vers cette spontanéité. Cela n’aura pas de conséquences sur les thèmes abordés, mais je pense qu’à l’écran, ça se voit. Cet été, lors de mes vacances, en France, j’ai encore constaté ma proximité avec les gens. J’ai l’impression d’habiter un grand village où tout le monde me connaît. Je suis comme une amie, une confidente…
Avec ce nouveau programme, Héros, que vous présentez depuis fin août, vous avez fait votre rentrée avant vos enfants. Comment les choses se sont-elles présentées ? Est-ce vous qui aviez proposé le concept ou on est venu vous chercher ?
Avec RTL, nous étions en discussion depuis longtemps. Et puis, les planètes se sont alignées. Ils avaient cette envie de témoignages, de raconter des histoires, ce qui est notre ADN commun. Je travaille avec la même production que Ça commence aujourd’hui et, tout comme à la télévision, je veux qu’il se dégage quelque chose de très lumineux de ces entretiens.
Comment Faustine Bollaert gère son emploi du temps chargé
Y entendra-t-on des invités déjà passés dans Ça commence aujourd’hui ?
Sauf exception, non. Et encore, ce pourra être une personne qui a été interrogée dans l’émission, mais sur un tout autre sujet. L’idée, avec RTL est que Héros fonctionne à la radio, mais aussi en écoute différée, via le podcast.
Avec deux quotidiennes à gérer, comment vous organisez-vous? Avez-vous songé à vous créer un hologramme pour vous dédoubler ?
J’aimerais bien ! (Rires) Et j’ai aussi les enregistrements de Prodiges et de La Boîte à secrets, dont il devrait y avoir quatre ou cinq numéros en 2025… Mais tout s’emboîte. J’ai l’impression d’être dans un écosystème vertueux, où tout se nourrit de tout. Quand je me sens un peu plombée par l’accumulation de témoignages sur des sujets parfois lourds de Ça commence aujourd’hui, pouf, c’est là que l’on me sollicite pour la présentation de Prodiges. Je m’y ressource, et c’est reparti pour un tour !
L’interview de Faustine Bollaert est à lire en intégralité dans le nouveau magazine Télé 7 Jours. Disponible dans les kiosques ce lundi 23 septembre.
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