Ce samedi 20 mai, la chanteuse Angèle était l’invitée de l’émission “Les rencontres du Papotin” sur France 2. Ce magazine d’interviews atypiques reprend l’ADN du journal Le Papotin, dont la rédaction est composée de journalistes, non professionnels, porteurs de trouble du spectre autistique.
Angèle n’a donc pas été épargnée par les questions sans filtres sur sa vie privée comme professionnelle. La chanteuse de Balance ton quoi s’est ainsi confiée sans tabou sur son enfance, ses parents, ainsi que sur sa sexualité.
Elle a tout d’abord tenu à faire quelques confidences sur son orientation sexuelle. "J’ai appris à garder ça, mais oui je suis bi, je dirais même que je suis pan, pansexuelle. C’est une nuance, c’est-à-dire que moi, je peux tomber amoureuse d’un garçon, d’une fille, d’une personne non-binaire, d’une personne transgenre. Ce n’est pas un choix, moi, je ne choisis pas de tomber amoureuse, c’est juste quelqu’un", a-t-elle confié aux journalistes. Elle a aussi profité de son passage dans le programme de France 2 pour expliquer qu’elle tombait amoureuse de la même manière d’un garçon ou d’une fille. "Ce n’est pas la même chose de tomber amoureuse d’une personne ou d’une autre, mais le sentiment amoureux, ressentir des choses, avoir des papillons dans le ventre, fille ou garçon, pour moi, c’est le même sentiment", a-t-elle dit.
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Elle a ensuite été questionnée sur les raisons qui l’avaient poussé à confesser tardivement sa sexualité à sa grand-mère. "Pourquoi je ne l’ai pas dit tout de suite ? Déjà parce que je ne le savais pas tout de suite, parce que, entre ce qu’on ressent et ce qu’on s’avoue, il peut se passer des années. Moi, j’ai attendu d’avoir 23 ans pour m’avouer que j’étais vraiment amoureuse d’une fille et c’était la première fois que c’était aussi clair et surtout, on était en relation avec cette femme donc j’avais plus envie que ce soit un secret. Au début, quand j’étais enfant, j’avais pas forcément envie de m’attarder sur les sentiments que j’avais pour les filles parce que j’avais l’impression que ce n’était pas normal ou que pour certaines personnes c’est pas normal, c’est un sujet, alors que ça ne devrait plus être un sujet. Les gens dont on tombe amoureux, tant que c’est consenti…", a-t-elle expliqué.
MM