Pourquoi avoir accepté de participer à ce programme ?
Tout d’abord, j’adore les chansons d’amour. J’étais aussi vraiment ravie de pouvoir chanter cette chanson avec Patrick Bruel (J’te l’dis quand même, ndlr). Je me sens très privilégiée et je reçois ça comme un immense cadeau. Quand le titre J’te l’dis quand même est sortie en 1989 c’était une chanson que j’adorais, que je chantais dans ma chambre à tue tête, mais sur laquelle aussi je pleurais. En tout cas, je suis très heureuse d’être là.
Vous n’avez pas trop la pression de chanter une chanson de Patrick Bruel avec lui ?
Complètement ! J’ai le trac et en même temps, je l’adore. On est bons copains, on se voit assez peu, mais quand on se retrouve, on est toujours heureux de se voir.
Quelle est la plus belle chanson d’amour présente dans le répertoire français ?
Je suis très attachée aux chansons d’amour brisées, car c’est ce qui me parle le plus donc mon choix se porterait sur Jolene de Dolly Parton. C’est pour moi une folle chanson d’amour, car quand on aime, on a peur de perdre cet amour, on se sent fragile face à l’être aimé et je trouve que c’est particulièrement beau.
Pourriez-vous dire que vous êtes-vous une amoureuse de l’amour ?
Je l’aime et je le déteste, ça doit être ça être amoureux.
Quelle est la chanson de votre répertoire qui définit le mieux votre rapport à l’amour ?
Dans mon album (Bomboloni, ndlr) il y a une chanson qui s’appelle Coeur cassé. Je suis très fidèle à mon premier grand amour, et j’ai beaucoup de mal à m’en défaire. Quand j’ai promis quelque chose à quelqu’un, j’ai du mal à trahir ma promesse.
Vous diriez que le romantisme se perd aujourd’hui avec par exemple le développement des réseaux sociaux ?
Je ne sais pas moi-même si je suis quelqu’un de romantique, j’aime fort avec le ventre, avec le coeur, le corps, mais je ne saurais pas dire si je suis quelqu’un de romantique. Le romantisme vient se loger partout où les gens en ont envie. Les réseaux sociaux trouvent tout à fait un public pour les romantiques comme pour ceux qui le sont moins.
La Saint-Valentin, est-elle une fête qui oublie le sentiment amoureux au détriment de la société de consommation ?
Totalement ! Je crois que la dernière fois que j’ai dîné avec un amoureux pour cette fête, on s’est quittés le 14 février. Je conçois plus la sans Valentin que la Saint-Valentin.
Avez-vous eu un coup de coeur pour un programme télévisé ?
J’ai une nostalgie de quelque chose que je n’ai pas connue. La chaîne Melody reprend les émissions de Maritie et Gilbert Carpentier et d’autres programmes qui étaient assez magiques. Par exemple, c’était génial de pouvoir voir Michel Berger avec Serge Gainsbourg autour d’un piano. Je trouve qu’il y a aussi un rapport à l’image qui est une réelle source d’inspiration.
Le sentiment amoureux est-il un frein à la création ?
Je dis souvent que mes enfants ont été un moteur dans ma vie, mais que mes histoires d’amour m’ont souvent empêchée. Pourtant, le paradoxe, c’est que j’écris principalement des chansons sur mon coeur, mais je pense tout de même que l’état amoureux empêche.