Comment avez-vous vécu cette aventure, en chantant mais aussi en dansant devant un public et dans un costume ?
Je dois dire que c’est assez unique à vivre, en étant à fois totalement décalé, ludique. C’est pour ça que j’ai accepté.
Vous imaginiez-vous lancer un défi comme peut l’être Mask Singer ?
Auparavant pas du tout. Au départ, soit mon planning ne me le permettait, soit j’étais simplement curieux et je regardais l’émission sans m’y projeter. Mais quand vous avez des enfants autour de vous, qui regardent le programme, vous finissez par être influencé. Les miens aiment Mask Singer donc forcément… Et puis il y a une question de timing : il y a toujours un bon moment pour faire les choses, quand vous vous sentez prêt. Vous vous dîtes alors : "Ça serait quand même con de ne pas l’avoir fait".
Il y aurait-il finalement une sorte de lâcher-prise avec le temps ?
Bien sûr, c’est vrai. On adhère aussi à des choses qui sont du spectacle, que les gens aiment et regardent. Il faut accepter de surprendre, et d’amuser le public autrement, en partant dans un univers qui va au-delà du travail d’acteur. Au départ je ne me sentais pas de jouer le jeu, comme le font si bien les Anglo-Saxons, mais pas par dénigrement car je regarde les autres ! Et puis finalement je me suis dit que je n’avais qu’une vie, qu’il fallait s’amuser.
Est-ce difficile de garder le secret de votre participation jusqu’à la révélation ?
Il y a un petit côté double vie, façon film d’espionnage (rires). Ça aurait été difficile si j’avais dû enchaîner plusieurs émissions, à cause des déplacements. Je pars de province, je suis installé dans le Sud de la France depuis qu’on est rentré dans le vif du sujet avec Ici tout commence. Justifier des allers-retours aurait pu être compliqué, mais bon on réussit toujours à s’en sortir. Et puis je suis souvent assez évasif sur ce que je fais, je ne parle des choses qu’à partir du moment où elles sont vues.
Pourquoi avoir misé sur le costume du bonhomme de pain d’épices ?
C’était un choix enfantin et gourmand. Je pensais à Shrek au départ (rires). Mais je ne l’aurais pas mis, vu comment le mien était lourd, je n’ose même pas imaginer ce que ça aurait donné avec Shrek ! Mais le bonhomme de pain d’épices dégageait quelque chose de très positif, c’est vraiment ce que je voulais. En ce moment ça ne fait pas de mal. Bon après j’ai eu le revers de la médaille, car il faisait très chaud dans ce costume !
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Vous attendiez-vous à avoir autant de difficultés une fois dans le costume ?
Absolument pas ! On avait commencé par travailler et répéter l’aspect musical, en choisissant le nombre de chansons afin de se préparer au cas où je serais resté plusieurs émissions. Et puis il y a eu le moment où j’ai découvert le costume, qui a demandé un travail de titans aux équipes. Je le vois arriver presque sur civière, dans une housse, on se serait cru dans Les Experts. Je commence à l’enfiler, et au moment de mettre la tête, j’ai dit : "Enlevez-moi ça, ça ne va pas du tout". J’ai dû m’y habituer et faire un petit travail thérapeutique pour ne pas me sentir trop mal. Et puis le costume est tout en latex, malgré les petites aérations, il faisait extrêmement chaud à l’intérieur, d’autant plus que je devais bouger. Il y a un moment où j’étais quasiment en auto-asphyxie.
Pourquoi vous être lancé sur le titre « Ça plane pour moi » ?
C’est un tube intemporel, l’un des plus repris dans le monde. On peut encore l’entendre aujourd’hui dans des séries étrangères, des films ou des publicités. Mais ce n’est pas si simple à chanter ! (rires) Il a y un sacré rythme, des contretemps, des subtilités…
Apprendre à gérer le costume était-il finalement plus difficile que de maîtriser la chanson ?
Il faut vraiment assumer l’aspect endurance de la performance, aller au bout des 2 minutes 20. Ça ne parait rien, mais en fait avec ce costume c’était l’équivalent de trois rounds de boxe. Pour lui donner vie, il fallait que je bouge trois fois plus que la normale. J’avais l’impression d’avoir couru un marathon, et en plus je n’avais pas choisi la chanson la plus calme.
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